Assurance vie: L’entourage d’Emmanuel Macron revient sur le projet de «flat tax»
Le candidat d’En Marche! à l'élection présidentielle Emmanuel Macron n’appliquera finalement pas son projet de hausse de la fiscalité sur l’assurance vie tel qu’il a été présenté récemment, a dévoilé son conseiller Jean Arthuis, lors des Assises de l'épargne et de la fiscalité, organisées jeudi 16 mars par l’Afer.
Pour rappel, Emmanuel Macron avait dévoilé fin février lors de la présentation de son programme aux Echos son intention d’instaurer une flat tax sur les revenus du capital au taux unique de 30%, y compris pour les flux entrants dans les contrats d’assurance vie. Objectif selon lui: mieux orienter l'épargne vers l'économie productive. Cette réforme aurait eu pour conséquence de supprimer l’avantage fiscal sur ces flux, actuellement taxés à 23% sur les contrats détenus depuis plus de huit ans.
Jean Arthuis a indiqué que l’incidence de la flat tax sur l’assurance vie concernerait finalement les flux entrants au-delà d’un certain seuil d’encours, probablement autour de 150.000 euros. Dans sa lettre économique hebdomadaire publiée lundi 20 mars, le Cercle de l'épargne rappelle que seulement 3% des contrats d’assurance vie disposeraient d’encours supérieurs à 150.000 euros. Mais l’effet ne serait pas négligeable«sachant que 10% des ménages détiennent 50% de l’encours de l’assurance vie»,analyse le Cercle.
Cette flat tax a été réprouvée par les professionnels de l’assurance dès le départ. La Fédération française de l’assurance (FFA)a publié récemment un sondage indiquant que 77% des Français étaient contre laflat tax, une proportion montant à 92% pour les détenteurs d’un contrat d’assurance vie depuis huit ans, principaux concernés par le projet de réforme.
Les représentants des candidats François Fillon et Benoît Hamon ont indiqué quant à eux qu’ils ne toucheraient pas au régime fiscal de l’assurance vie.
Plus d'articles du même thème
-
La start-up de l’informatique quantique Quobly lève 115 millions d’euros
La société grenobloise obtient des fonds de la part de Bpifrance, SEALSQ, STMicroelectronics ou encore du fonds de capital risque d’Air Liquide. Elle développe un ordinateur quantique sur une base semi-conducteurs. -
UniCredit se montre tentée par le marché espagnol de la banque privée
La deuxième banque transalpine pourrait prochainement renforcer sa présence en Espagne dans ce secteur très convoité par les acteurs internationaux. -
Les ETI souscrivent davantage aux assurances cyber
En 2025, la sinistralité grimpe en flèche avec des ETI quatre fois plus attaquées qu'en 2024. Elles sont également deux fois plus nombreuses à recourir à une assurance cyber.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
WisdomTree commercialise WDIG pour investir dans les métaux stratégiques clés
- L’AMF s’apprête à clarifier les obligations des sociétés de gestion en matière de rémunération des distributeurs
- LBP AM et La Financière de l’Echiquier annoncent leur projet de fusion
- Le dispositif Jeanbrun doit être appréhendé comme un outil de transmission
- Baloise Vie Luxembourg franchit le milliard de collecte et change de braquet
- SCPI : les faits marquants du mois de Mai 2026
Contenu de nos partenaires
-
David contre GoliathL'affaire Airbnb versus l'Ile d'Oléron devant le Conseil constitutionnel
Rebondissement ! La Cour de cassation a estimé, jeudi 28 mai, que la QPC portée par le géant de la location touristique Airbnb méritait bien d'être posée aux Sages -
ConcurrenceRoberto Vannacci, le caillou dans la chaussure (de droite) de Giorgia Meloni
Avec son parti, l’ancien général séduit des électeurs déçus par la normalisation de la coalition au pouvoir. La Présidente du Conseil est face à un dilemme explosif : l’embarquer ou le laisser prospérer avant les législatives de 2027 -
Emploi ou retraiteCumul emploi-retraite : pourquoi des députés et DRH dénoncent une réforme contre-productive
Alors qu’elle vise à inciter les seniors à rester en emploi, des opposants de plus en plus nombreux à cette réforme affirment qu’elle produira l’effet inverse