Fin d’année 2020, le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) a augmenté le taux d’endettement autorisé - le faisant passer de 33 % du revenu net des ménages, à 35 % - et le volume de dérogation (autorisation de s’affranchir de cette règle) a été rehaussé de 15 % à 20 %. De bon augure en période économique chahutée où les emprunteurs peuvent avoir plus de difficultés à répondre aux exigences normalisées des banques... tout en étant capables d’assurer leurs responsabilités (remboursement du crédit).
Le Ministre de l’économie a annoncé un renforcement des mesures d’aides pour les entreprises les plus fragilisées. Objectif: leur permettre de payer leurs loyers.
Le Haut conseil certificateur de Place qui rend des avis à la demande de l’AMF sur le dispositif de vérification des compétences professionnelles voit quatre de ses membres renouvelés.
L’interminable crise du Covid-19 a profondément modifié les relations commerciales entre les sociétés de gestion et leurs différents clients, qu’ils soient institutionnels ou distributeurs. Et, pour les tierces parties marketeurs (TPM), dont le métier se limite à représenter des sociétés de gestion dépourvues de forces de ventes sur un marché donné, la réactivité fut plus qu’ailleurs une question de survie. A l’instar des sociétés de gestion qui vendent leurs expertises en direct, les TPM ont dû faire une croix sur leur principale arme de distribution massive, les déjeuners. Les conférences en ligne se sont rapidement imposées comme le dernier moyen de tisser du lien entre producteurs et acheteurs de fonds. Les débuts furent prometteurs chez chacun. «Nous avons mis en place des webinaires dès mars. Et il y avait beaucoup de monde à ce moment-là, entre 50 et 70 personnes par séance», relate Jérôme Glodas, fondateur du TPM MyFunds Office, dont la clientèle est principalement faite de CGP. Mais, avec un auditoire retranché chez lui, menacé par mille et une distraction plus ou moins légitime, le webinaire semble avoir rapidement perdu de son attrait. Selon une étude d’Accelerando Associates, 76% des commerciaux ont admis qu’il était difficile pour leurs clients de rester concentrer dans ces conditions. «Il est vrai que certains commencent à se lasser des webinaires. Mais la fréquentation est toujours bonne, et surtout, beaucoup les visionnent en replay», relativise toutefois Isabelle Renault, de la société de conseil Hexagone Finance, qui représente en outre des sociétés de gestion. Mixer les formats et les canaux Trouver nouveau modus operandi a donc été nécessaire pour que les conférences en ligne ne deviennent pas des bruits de fond. Les TPM ont dû ainsi renouer avec leur ADN d’origine: celui de tisser des liens privilégiés. Pour redonner du peps aux «Zoom calls», ils ont lentement transité vers les réunions en petits comités, voire en one-to-one pour les clients les plus importants. «Nous organisons désormais des ‘café MyFunds’ avec un nombre restreint de CGP et un seul gérant, tous ayant leur micro ouvert. Cela permet de recréer un espace d’interaction entre les différents invités», témoigne Jérôme Glodas. L’étude d’Accelerando Associates abonde en ce sens, puisque 56 % des commerciaux plébiscitent ce format, tandis que 38 % leur préfèrent les rendez-vous individuels. Cependant, le webinaire ne permet pas de toucher les prospects. Le métier de TPM est en effet quelque peu plus ingrat que celui d’un «sales» attaché à une maison. «Nous ne sommes pas attendus par les investisseurs. Quand nous les contactons pour proposer un nouveau fonds, la plupart d’entre eux ne sont ni en besoin, ni en attente», analyse Didier Jug. Les webinaires semblent ainsi davantage servir au maintien des relations avec les clients existants, plutôt qu’à la conquête. « «Lors du premier confinement, nous avons été confrontés à un arrêt complet des relations avec nos clients institutionnels pendant quinze jours . Nous avons compris a posteriori qu’il s’agissait du temps qu’il leur avait fallu pour se réorganiser en interne. Alors pendant cette période, nous avons choisi d’arrêterla prospection, et avons pris contact avec tous nos manufacturiers pour connaître l’état des produits», relate Isabelle Renault. Pour toucher l’ensemble du marché, les TPM ont donc dû mixer d’anciens relais traditionnels et modernes pour faire connaître leurs fonds par écrit. « Le covid-19 a clairement compromis beaucoup d’initiatives marketing (dans la mesure où la plupart sont adossées à des entrevues, des road shows ou des salons). Pour compenser ce manque, nous avons renforcé la communication digitale, avec de nombreuses initiatives sur les réseaux sociaux et dans les médias financier », confirme Didier Jug, directeur général d’Investeam. Le rendez-vous physique demeure incontournable A l’heure où le variant anglais se répand à toute vitesse, faisant craindre de longs mois de semi-confinement, les TPM se désespèrent de ne pouvoir rendre visite à leurs clients finaux, et à leurs prospects. « Notre industrie aspire à une certaine normalité, car nous vendons de la confiance, qui ne peut s’instaurer que sur la base d’entrevues professionnelles régulières », rappelle Didier Jug. Une évidence pour l’ensemble des acteurs interrogés. La nostalgie de la rentrée dernière, pourtant pleine de gestes barrières, est dans toutes les têtes. Et les commerciaux, dans les starting block, rongent leur frein. «Dès la fin du premier confinement, mes équipes sont allées sur le terrain. Nous faisions un ou deux déjeuners par semaine avec les CGP. Je n’y avais jamais vu autant de monde », se rappelle Jérôme Glodas. Un besoin de contact également présent chez les grands investisseurs. « Entre les deux confinements, nous sommes revenus au bureau, et avons réorganisé des déjeuners. Les investisseurs institutionnels avaient eux aussi envie de retrouver nos habitudes de convivialité, constate Isabelle Renault. Six mois plus tard, nous avons plus que jamais envie de les retrouver, à nouveau.» Une année 2021 potentiellement plus difficile pour les TPM Malgré les nombreux tourments d’une année inédite, les tierces parties marketeurs ont su tirer leur épingle du jeu. Chez Hexagone, la collecte a ainsi progressé de 29%, et 25 nouveaux clients ont été conquis. MyFlow a également vu une hausse des flux. Investeam, qui vient de changer de donneurs d’ordres et de clientèle cible, doit pour sa part de nouveau faire connaître son offre avant de collecter. Mais l’absence de rencontres physiques pèse sur l’avenir. «Au final, nous avons eu une bonne année 2020. C’est l’année 2021 qui pose question, car nous en avons tous marre des rendez-vous digitaux. Cela dure depuis fin octobre», constate, lassé, Jérôme Glodas. Côté collecte, les producteurs, eux-mêmes confrontés au grippage du marché, sont pour le moment dans une position attentiste vis-à-vis de leurs délégataires. «Nos sociétés de gestion ont parfaitement compris nos contraintes, et ont même fait preuve de bienveillance à l’égard de nos objectifs commerciaux. En contrepartie, elles demandent des comptes rendus d’activité plus précis et plus fréquents», observe Didier Jug. Les contraintes sanitaires de la France, qui pouvait sembler plus sévères en 2020 que celles en cours dans les pays d’origines de certains gérants, basés en Allemagne, en Europe du Nord ou au Japon, ont également été bien comprises. «Les sociétés de gestion ont apprécié notre réactivité et la mise en place d’événements digitaux, car leurs gérants ne peuvent plus se déplacer. Même quand les déjeuners avaient repris, c’étaient plutôt leurs commerciaux qui venaient les représenter», rappelle Jérôme Glodas. Des offres renouvelées aux goûts du jour L’année 2020 aura finalement permis aux TPM de renforcer leurs liens avec leurs gérants de fonds, voire de rafraîchir leur gamme et de l’adapter aux défis à venur. Le premier confinement fut celui du suivi de performance des fonds représentés, nécessaires pour rassurer ensuite les clients via les conférences en ligne. «Pendant cette période, nous avons arrêté la prospection, et avons pris contact avec tous nos manufacturiers pour connaître l’état des produits», témoigne Isabelle Renault. Sa société a ensuite profité du ralentissement de la demande pour réfléchir à son offre. «Nous avons également revu notre sélection pour nous renforcer sur le non coté, car les institutionnels sont désormais davantage intéressés par ces stratégies. Nous nous sommes pour cela équipés en bases de données sur l’immobilier et le private equity», explique-t-elle. Hexagone a ainsi noué un partenariat avec le promoteur forestier France Valley, le gérant de niche sur private equity Azulis Capital, mais aussi un gérant londonien plus traditionnel, Montanaro AM, sur les small cap. Il en a été de même chez MyFunds, qui a intégré de nouvelles stratégies, dont des fonds immobiliers d’Olympia Capital et un fonds or d’Ixios AM. Investeam, qui a récemment signé avec le japonais Asset Management One, s’est, pour sa part, concentré sur la promotion de ses nouveaux partenaires auprès de clients institutionnels.
Dans une lettre à ses clients publiée sur son site Internet ce 26 février, la société H2O AM indique qu’un conseiller, en l’occurrence Perella Weinberg Partners, a été nommé « à l’initiative et à la demande de la Financial Conduct Authority », le régulateur britannique dont dépend la société H2O AM à Londres, pour l’accompagner dans la liquidation de ses actifs liés au groupe Tennor.
Jean-Baptiste Lacoste, co-gérant associé chez Turgot Capital et cofondateur de Turgot Asset Management en 2008, a pris la fonction de président de Turgot Real Estate, une nouvelle activité développée par la société d’investissement, a appris NewsManagers. Turgot Capital a été créé en 2003 et détient 3 filiales : Turgot Asset Management (gestion de fonds dont immobiliers), Turgot Life Insurance (courtage assurance-vie) et Turgot Wealth Planning (conseil en investissement et allocation d’actifs). Elle revendique 523 millions d’euros d’actifs gérés et une clientèle composée à 79% de conseillers indépendants. Hakima Kassaoui est nommée directrice des opérations de Turgot Real Estate. Sur le site Internet de la société, on peut lire que cette nouvelle activité s’adresse en priorité aux acteurs non spécialistes du viager (banquiers privés, conseillers en gestion de patrimoine, courtiers en ligne) pour leur permettre de présenter à leurs clients l’opportunité de bénéficier de la solution de maintien à domicile développée par Turgot Asset Management. Mais Turgot Real Estate ne réalise qu’au maximum 20% des acquisitions de la SCI Viagénérations (un produit d’investissement en viager développé par Turgot AM). Hakima Kassaoui va donc développer également une activité d’apporteur d’affaires à l’intention exclusive du réseau historique des partenaires viagéristes de la SCI pour leur adresser à la commercialisation l’ensemble des biens qui ne pourront être acquis par la ViaGénérations. « Dans certains cas, je peux être amenée à assurer la revente des biens immobiliers et à monétiser des mandats exclusifs de la SCI Viagénérations », ajoute-elle. Turgot Capital a aussi créé en 2016 un fonds de dotation, Etikea, qui finance les frais de fonctionnement des associations d’utilité publique ou d’intérêt général. Turgot y investit tous les ans une part de son chiffre d’affaires.
Romain Joudelat et Gustav Sondén viennent d’annoncer le lancement de leur société de gestion privée, Colbr. Les deux entrepreneurs travaillaient jusqu’ici ensemble chez Corum AM. Romain Joudelat y était responsable des relations investisseurs depuis 2019, tandis que Gustav Sondén était gérant, spécialisé dans les actifs d’Europe du Sud. Auparavant, Romain Joudelat a travaillé près de cinq ans chez Gestion 21 sur un poste similaire (2014-2019). Gustav Sondén a lui exercé dans la gestion de fonds immobiliers chez Mercialys, JLL, et Inovalis Fund Management.
Le retour en masse de biens sur le marché de la location longue durée tire les loyers des logements meublés à la baisse. La durée des mises en location diminue partout, sauf à Paris.
La banque privée suisse Bordier & Cie a décidé d'élargir aux cryptomonnaies son offre de placements. Les clients du groupe qui ne sont pas conseillés (execution only) pourront investir dans les actifs numériques tels que le bitcoin par le biais de la plate-forme spécialisée Sygnum. La solution tout-en-un de gestion des actifs numériques de Sygnum est intégrée de manière fluide à l’infrastructure existante de Bordier.
Le Livret A a enregistré une collecte de 6,32 milliards d’euros pour le mois de janvier 2021, un plus haut depuis janvier 2013, selon les statistiques publiés ce 23 février par la Caisse des dépôts. En janvier de l’année 2020, il avait enregistré 4,13 milliards de collecte tandis que le mois précédent, celui de décembre 2020, il a enregistré des retraits nets de 840 millions d’euros. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a quant à lui affiché un ralentissement, avec 870 millions d’euros collectés en janvier, contre 1,01 milliard en décembre. C’est cependant plus que les 410 millions de janvier 2020. La collecte enregistrée par le Livret A et le LDDS s’est montée à plus de 7 milliards d’euros en janvier. À fin janvier, ils affichaient 455,5 milliards d’euros d’encours, en hausse de près de 10% sur un an. Source: CDC