Le surplus d'épargne des ménages lié à la pandémie de coronavirus aurait atteint jusqu'à 120 milliards d’euros l’an dernier, selon une dernière estimation publiée mardi par la Banque de France. L’institution évalue dans une fourchette de 102 à 120 milliards d’euros cet excédent d'épargne par rapport à la tendance pré-Covid. Durant les confinements, les ménages, notamment aisés, ont constitué une épargne de précaution et ont surtout été entravés dans leurs dépenses de consommation. Le flux d’épargne financière des ménages se situerait à fin décembre entre 170 et 188 milliards d’euros, contre 67 milliards en 2019. Ce montant correspond à des placements financiers compris entre 240 et 258 milliards sur l’année 2020, diminué de 70 milliards d’euros de crédits. Les dépôts à vue ont bondi de 17% en 2020 après 10% en 2019. L’excès d'épargne se lit aussi dans la collecte des livrets réglementés. Le Livret A a enregistré une collecte positive de 6,32 milliards d’euros en janvier. Les encours du Livret A se montent à 333 milliards d’euros fin janvier. De son côté, le Livret de développement durable et solidaire a attiré 870 millions d’euros en net au mois de janvier, portant son encours à 122,6 milliards d’euros.
La banque privée BPE, filiale de la Banque Postale, a annoncé mi-février la nomination de Thierry Peron à la direction de la gestion de fortune et de l’ingénierie patrimoniale. Il intègre par ailleurs le comité exécutif de BPE. A ce titre, il est rattaché à Aurélie Tristant, membre du directoire de BPE en charge du développement. Thierry Peron arrive de Société Générale Private Banking Monaco, où il était directeur du développement et de l’ingénierie patrimoniale depuis 2019. Il a démarré sa carrière en 1993 en qualité de conseiller financier au Crédit Lyonnais. En 1997, il rejoint la Caisse d’Épargne Picardie en tant que conseiller en gestion de patrimoine. Il est nommé directeur du département investisseurs en 1999, participe à la création de la Banque Privée 1818 puis devient en 2003 ingénieur crédits au sein de cette nouvelle banque privée. En 2010, il intègre la Société Générale Private Banking France pour occuper successivement les postes de directeur des financements, de senior private banker, de directeur régional Nord de France puis celui de la Région Ile-de-France.
L’assureur britannique Aviva a annoncé mardi matin la vente de ses activités en France au groupe Aéma, issu du rapprochement de la Macif et d’Aésio. Le montant de l’opération est de 3,2 milliards d’euros. Aviva était conseillé par JPMorgan et Rothschild.
La banque régionale américaine M&T Bank va acquérir sa concurrente People’s United Financial dans le cadre d’une transaction entièrement en actions d’un montant de l’ordre de 7,6 milliards de dollars (6,25 milliards d’euros), ont annoncé lundi les deux groupes. Dans le cadre de cette transaction, les actionnaires de People’s United recevront 0,118 action ordinaire de M&T par titre People’s United détenu et contrôleront environ 28% de l’entité fusionnée. Ensemble, les deux banques géreront plus de 200 milliards de dollars d’actifs, avec un réseau composé de plus de 1.100 agences situées dans 12 Etats. L’opération devrait être finalisée au quatrième trimestre, ont précisé les deux groupes.
Marc Renaud, fondateur et directeur général de Mandarine Gestion, explique ce qui l'a motivé à déléguer ses fonctions de directeur des investissements et la façon dont la société de gestion compte renouer avec la croissance de ses encours.,
Les assureurs devront fournir des projections à 3 ans du montant des fonds propres et du ratio de solvabilité dans un scénario de forte dégradation et de taux bas.
Treize ans après avoir fondé Mandarine Gestion, Marc Renaud fait un petit pas de côté. Le gérant star vient de confier la direction de la gestion («chief investment officer») à Adrien Dumas, son actuel responsable de l'équipe «croissance». Marc Renaud reste responsable de la gestion Value et gérant actions du fonds Mandarine Valeur.
Depuis le début de l’année, les indices européens sous-performent leurs homologues américains. Comme en 2018, en 2019 et en 2020. Alors, les actions européennes sont-elles condamnées à pâtir ad vitam de la comparaison avec leurs homologues outre-atlantique ? Pas forcément. Dans le contexte du retour à meilleure fortune après la pandémie et d’une rivalité exacerbée entre la Chine et les Etats-Unis, l’Europe a sa carte à jouer.
Les SCPI ont signé en 2020 une année record malgré le contexte. Jean-Marc Coly revient sur cet exploit mais aussi sur les risques qui pèsent toujours sur le marché immobilier
La crise du Covid-19 va profondément modifier les allocations d’actifs, pour encore quelques temps, selon les résultats de l’enquête mondiale annuelle de Natixis Investment Managers sur les sélectionneurs de fonds. Et l'émergence de déséquilibres les poussent à chercher plus de risque, notamment au sein de gestions actives, après des années de croissance des fonds passifs. Le premier constat des répondants, qui représentent 12.700 milliards de dollars d’actifs, est que le covid a provoqué un changement de régime. Ainsi, 60% des acheteurs professionnels de fonds estiment que la situation est là pour durer, et deux-tiers pensent l'économie mondiale ne se rétablira pas en 2021. Mais si 60% des répondants estiment que les politiques prises dans leurs pays respectifs ont été inefficaces jusqu’ici pour contrer la pandémie, du point de vue économique, ils sont toutefois confiants (80%) dans les capacités des banques centrales à soutenir le marché en cas de nouveau ralentissement. Les risques anticipés par les sélectionneurs de fonds sont donc, cette année encore, portés sur les mêmes indicateurs, avec la volatilité en tête des réponses (49%), suivie par les taux négatifs (39%), l’inflation (37%), le resserrement du crédit (34%) et les problèmes de liquidité (25%). Et la quasi-totalité des professionnels interrogés (94%) s’attend à une correction sur les marchés, sans toutefois être d’accord sur les classes d’actifs qui seront touchées (voir graphique). Les valeurs technologiques et les cryptoactifs sont les segments les plus susceptibles de se retourner, selon les personnes interrogés, à l’inverse de l’univers du non-coté. Graphique tiré de l'étude «2021 Professional Fund Buyer Outlook», par Natixis IM Dans ce contexte, les positions offensives sont privilégiées. Les sélectionneurs vont augmenter légèrement leurs positions en actions, à 45,6% (+1,4 point), et dans les alternatifs (16,2%, +1,3 point), et baisser la part des obligations à 31,6% (-2,4 points) et du cash (5,3%, -0,5 point). Considérant que la value va surperformer la croissance cette année, ils sont également trois sélectionneurs sur cinq à privilégier les petites capitalisations par rapport aux grandes. La surperformance attendue des marchés émergents par rapport aux marchés développés se situe au même niveau. De ce fait, les stratégies actives continuent d'être plébiscités. Ils sont 83% à penser que les conditions de marché en 2021 favorisent ce type de gestion. Et ils sont encore 72% à les préférer aux ETF, tandis que 59% pensent augmenter la part de fonds actifs dans leurs buy-lists. La performance va également provenir du non coté, puisqu’ils sont 50% à vouloir augmenter la part de fonds de private equity. Ils sont toutefois 63% à craindre que ce segment soit touché par un afflux trop important d’argent, qui renchérirait les coûts des acquisitions, et en même temps, ils sont 54% à avoir peur d’une crise de liquidité. Enfin, le grand gagnant de 2020 reste toutefois l’ESG, avec 77% des interrogés qui déclarent vouloir augmenter leur part dans les buy-lists. Ils sont aussi 65% à vouloir augmenter l’achat d’obligations vertes, quand l’allocation obligataire dans son ensemble est en recul. L'étude complète est disponible ici.
Elaboré autour d’un Plan d’Épargne Inter-Entreprises (PEI) et d’un Plan d’Épargne Retraite Inter-Entreprises (PERI), le produit permet d’alimenter les 3 compartiments (individuel, collectif, catégorie) par des versements nouveaux.,
Fin janvier, Blaise Matuidi expliquait, à l’occasion d’une conférence en ligne Arkéa Investment Services, pourquoi il était primordial de « concilier performance sportive et patrimoniale ». Le groupe bancaire et le footballeur n’ont pas tardé à formaliser leur terrain d’entente. Puisque, à ses yeux, « préparer l’après-carrière devrait être la priorité de tous les sportifs professionnels », Blaise Matuidi ne se contentera pas de profiter passivement d’une préretraite dorée au soleil de Miami : il devient ambassadeur de F1rst Business Coach. Une toute nouvelle expertise de conseil en gestion de patrimoine dédiée aux sportifs professionnels, proposée conjointement par Arkéa Banque Privée et Izimmo, spécialiste de l’immobilier au sein d’Arkéa. Foi d’ambassadeur, « pour être performant sur le terrain, il faut être serein dans sa vie ».
La proposition de loi relative àla réforme du courtage de l’assurance et du courtage en opérations de banque et en services de paiement vient d'être adoptée par le Sénat. Pour mémoire, le projet de réforme, déposé le 14 janvier 2020 par la députée Valéria Faure-Muntian et les membres du groupe la République en Marche de l’Assemblée nationale, a pour objet d’assurer une régulation effective des activités de courtage d’assurance et d’intermédiaires en opérations de banque et services de paiement (IOBSP). «Ces activités se sont développées ces dernières années, mais les courtiers et les IOBSP ne sont pas soumis au contrôle permanent de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Or des dysfonctionnements ont été relevés, notamment en matière de commercialisation de contrats de complémentaire santé ou de médiation», précise le Sénat dans un communiqué.