La commission des sanctions de l'ACPR a relevé des « carences graves » du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Axa France vient de lancer une nouvelle unité de compte qui s’appuie sur un fonds comprenant des actifs non cotés. Baptisée Axa Avenir Entrepreneurs, le fonds comprend 70% de sociétés non cotées, matures, en croissance, françaises et européennes; et 30% d’entreprises cotées, françaises et européennes de petites et moyennes capitalisations. Pour la partie non cotée, l’assureur fait appel à son ancienne filiale de private equity Ardian et pour la partie cotée, assurant la liquidité aux assurés, Axa IM est à la manœuvre. Le fonds fonctionne avec une fenêtrede souscriptionet a obtenu le label Relance. Le label garantit par ailleurs que les critères ESG (Environnementaux, Sociaux, de Gouvernance) sont intégrés à la stratégie d’investissement du fonds.
Sell in may and go away. La période de mai à août est généralement moins favorable aux actions. Mais l’absence d’alternative et la reprise restent en soutien malgré les valorisations.
En mai, certaines banques ont légèrement relevé leurs taux d’intérêt. Il s’agirait avant tout d’une stratégie pour faire face à l’afflux de dossiers qui rallonge également leurs délais.
L’association publie une étude sur l’appétence des Français pour la pierre, point de départ de ses réflexions pour 2022. Elle a créé un comité de six experts qui émettra des propositions concrètes à destination des candidats à l’élection présidentielle.
Axa a mis en suspens sa garantie cyberrançonnage. Les acteurs, qui suivent des stratégies différentes, s’accordent sur une nécessaire évolution réglementaire.,
Adrien Dumas a pratiqué le rugby pendant près de 10 ans. A l’approche de la quarantaine, il a préféré s’adonner à des sports moins «rugueux», selon ses termes. Mais le nouveau directeur de la gestion de Mandarine Gestion a conservé de cette véritable passion le souci du collectif et les qualités d’un troisième ligne centre, le poste qu’il occupait. Aussi appelé numéro 8, le troisième ligne centre «est un joueur qui fait partie des avants, dont il est l’un des éléments les plus importants sur le plan tactique», peut-on lire sur Wikipedia. «Il a un rôle d’animateur et d’organisateur», confirme Adrien Dumas, qui était aussi capitaine de son équipe. Une position qu’il affectionne aussi dans sa vie professionnelle… à condition d’obtenir la bénédiction de sa hiérarchie et de ses équipes. «Il est important d’être légitime auprès des personnes qui vous entourent en interne», glisse Adrien Dumas. Le passionné de rugby tire aussi sa légitimité de son parcours. Né en Auvergne, Adrien Dumas est issu d’un milieu «assez éloigné de la finance», dit-il. Ses grands-parents étaient agriculteurs et ses parents travaillaient dans la réinsertion sociale et la réintégration de travailleurs handicapés. Pendant son enfance, la famille d’Adrien Dumas déménage souvent, mais reste dans le Sud-Ouest de la France, son fief, où sa passion pour le rugby naîtra et s’épanouira. «Cela fait partie des choses qui m’ont éduquées, fait grandir», souligne-t-il. Des études à l’Edhec La finance s’imposera dans ses études pour étancher «sa soif de comprendre le monde». Après avoir hésité avec labiologie, il se tourne vers une prépa HEC, qui lui permet ensuite d’intégrer l’Edhec. Entre les campus de Nice et de Lille, le choix est vite fait. Adrien Dumas jette son dévolu sur la cité azuréenne pour sa spécialisation financière et son cursus en anglais. La proximité de «Nissa la Bella» avec la mer et la montagne ne le laisse pas non plus indifférent… Adrien Dumas est plutôt montagne. Entre deux révisions, il passe ses week-ends à découvrir l’arrière-pays niçois. Il préside d’ailleurs au sein de l’école de commerce l’association qui organise les événements de trails en montagne. Pour son année de césure, Adrien Dumas quitte le Sud-Est de la France pour rejoindre Londres. Il y intègre Sgam, la société de gestion de Société Générale qui a depuis été absorbée dans Amundi. Il travaille avec un gérant dans l’équipe actions émergentes, «une chance», selon lui. «C’était passionnant et très enrichissant.Cela a conforté mon intérêt pour ce métier», se souvient-il. Adrien Dumas aurait pu transformer l’essai chez Sgam où on lui offre un poste. Mais il renonce à Londres pour Paris, où sa conjointe a déjà trouvé un emploi. Sa rencontre avec les équipes de La Financière de l’Echiquier achève de le convaincre de s’installer dans la capitale française. Huit ans à la Financière de l’Echiquier Chez LFDE, qu’il intègre en 2007, Adrien Dumas trouve une entreprise à taille plus humaine. Il y est le 80ème employé. Quatre ans après son arrivée, il est nommé gérant avec comme mission de développer une gamme de produits internationaux. Il continue de découvrir et comprendre le monde, notamment grâce à de longs séjours à l’étranger. «Cela a été une école très formatrice. J’y ai beaucoup appris et progressé, car on m’a rapidement confié des responsabilités», relate-t-il. «De plus, j’ai pu réconcilier ma vision extra financière et ma vision financière de mon métier », ajoute-t-il. Adrien Dumas développe en effet très tôt un tropisme pour les enjeux environnementaux et sociaux, notamment alimenté par l’activité de ses parents. «La notion d’insertion sociale m’a toujours interrogée», assure le directeur de la gestion. «On l’oppose souvent à la finance. Mais je ne pense pas que cela soit le cas. Je le retrouve d’ailleurs chez Mandarine avec les investissements non-cotés solidaires», argumente-t-il. «Cela a toujours fait partie de ma façon d’approcher les investissements et de bien mesurer la qualité des entreprises», poursuit-il. Huit ans après son arrivée, Adrien Dumas met fin à l’aventure LFDE, pour intégrer Axa dont il gère les fonds propres. Il y renforce encore son intérêt pour les critères extra-financiers. «Quand vous gérez des fonds propres, il y a de vrais enjeux de réputation. L’analyse extra-financière prend donc toute son importance», commente-t-il. Le choix Mandarine Gestion Deux ans plus tard, en 2018, Adrien Dumas rejoint Mandarine Gestion, après avoir rencontré son fondateur emblématique, Marc Renaud, à plusieurs reprises. «Ce qui m’a plu chez Mandarine, c’est leur taille plus accessible. En allant chez Axa, j’étais retourné dans un grand groupe très organisé. J’avais envie de renouer avec une maison de gestion qui confie des responsabilités et où je pouvais apporter ma vision internationale, accélérer les sujets extra-financiers, historiquement au cœur de la démarche de Mandarine », explique-t-il. Il y découvre aussi des valeurs qui lui correspondent. «J’ai retrouvé cette ambiance de sport collectif, cet environnement de travail collaboratif autour d’un projet commun. Les employés sont actionnaires. C’est très enthousiasmant», se réjouit-il. Chez Mandarine, Adrien Dumas peut exprimer pleinement son approche extra-financière de la gestion. Il se sent aussi plus libre de communiquer sur le sujet, à la faveur de l’intérêt croissant des investisseurs. Il gère des fonds actions et devient rapidement responsable de l'équipe «croissance». Et puis, début janvier 2021, Marc Renaud choisit de lui confier le poste de directeur de la gestion qu’il occupait depuis la création de la société treize ans plus tôt. Il s’agit d’un petit événement dans le secteur de la gestion d’actifs. Pour Adrien Dumas, c’est «une grande marque de confiance». «Cela validait ma décision de rejoindre Mandarine et le projet autour de Marc et de Rémi [Leservoisier] », ajoute-t-il. Le nouveau CIO se dit aussi «très fier» que Mandarine soit l’une des premières sociétés de gestion à confier le rôle de directeur de la gestion à un gérant qui pratique l’extra-financier. «C’est un signe fort. Cela montre que le sujet est important et clair pour nous», s’enthousiasme-t-il. Quand je suis arrivé chez Mandarine, devenir CIO n’était pas un objectif. Succéder au patron peut sembler délicat. Mais Adrien Dumas assure que Marc Renaud lui laisse toute la latitude dont il a besoin. D’autant que cette promotion s’est faite naturellement. «Quand je suis arrivé chez Mandarine, devenir CIO n’était pas un objectif. Mais je savais que si les choses se passaient bien, je pourrais grandir et évoluer de manière progressive et naturelle», raconte-t-il. «Je crois très fortement en l’autonomisation et la responsabilisation des gens», renchérit le CIO. «Avoir confiance dans la capacité des gens à grandir et faire avancer l’équipe est très important. Cela donne un sens au projet collectif. Il faut que chacun soit convaincu de la réussite du projet pour réussir», insiste-t-il. Ces valeurs, inspirées du rugby, Adrien Dumas les met en œuvre dans la gestion de son équipe, laquelle ne compte pas (encore) 15 gérants comme au rugby qu’il pratiquait, mais dix, avec des expériences très variées. «Je me vois plutôt comme un animateur d’équipe plutôt que comme un chef. Pour que chacun puisse avancer », décrit-il. Adrien Dumas conserve le contact avec le terrain en continuant de gérer des portefeuilles. «C’était la condition sine qua non. Ce que j’apprécie, ce n’est pas l’organisation pyramidale. Cela fait partie de ma légitimité aussi. Si un manager perd l’opérationnel, il n’est plus dans la réalité de ses équipes», souligne-t-il. La montagne pour s'échapper Pour garder les pieds sur terre, mais aussi souffler, Adrien Dumas continue de pratiquer les sports de montagne qu’il affectionnait pendant ses études. «La montagne est une bonne façon de prendre de la hauteur, de respirer…», sourit-il. «La finance est un métier très prenant, intense, où l’on apprend tous les jours et où il n’y a pas de limite en termes d’heures de travail. Avoir les moyens de s’extraire de cela est très important», insiste-t-il. Ses deux enfants en bas âge (3 et 8 ans) sont aussi unpuissant rappel à l’ordre. «Les enfants m’ont ouvert les yeux sur la nécessité d’avoir un meilleur équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle», admet-il. Il avoue d’ailleurs avoir apprécié de passer davantage de temps avec eux à l’occasion du confinement, qu’il a de fait plutôt bien vécu. Pour s’évader en cette période contrainte, il s’est plongé dans les livres. Parmi ses lectures favorites figurent de nombreuses biographies, comme celles d’Edouard Philippe ou du patron de Netflix, qui l’inspirent. En tant que jeune parent bien occupé, la vie nocturne parisienne ne lui a pas trop manqué… Mais il ne refusera pas une «bonne bouffe» lorsque les restaurants rouvriront. Et il a hâte de pouvoir refaire du sport entre amis… Peut-être un match de rugby?
Sandro Pierri ne sera pas resté longtemps directeur général adjoint de BNP Paribas Asset Management. Nommé à ce posteen février, le voilà propulsé directeur général du gestionnaire d’actifs deux mois plus tard avec effet au 1er juillet, selon un communiqué de la banque française. Il remplace Frédéric Janbon, qui va « assurer la transition avant de quitter le groupe fin décembre 2021 et poursuivre d’autres opportunités professionnelles », précise le groupe.
L'ACPR publie les résultats de ses premiers stress tests climatiques. L'impact financier sur les banques et assureurs serait modéré, malgré de potentiels coûts de sinistres démultipliés dans les décennies à venir.
Le groupe Primonial a annoncé ce mardi 4 mai la finalisation de l’acquisition totale de Leemo, une plateforme de référencement et de mise à disposition de biens immobiliers résidentiels neufs. Il en était déjà actionnaire à 40 % depuis 2018 et a acquis les 60 % restants auprès du groupe Foncia. « Avec cette consolidation, Primonial entend accélérer le développement de la plateforme, déjà enrichie en 2020 par des outils de simulation, la gestion électronique des documents, l’accès à des statistiques sur le marché ou encore la signature électronique, pour l’adapter aux besoins constants de digitalisation de ses distributeurs, encore confortés par l’émergence de nouveaux usages lors de la crise sanitaire », a indiqué la société dans un communiqué. Primonial a également précisé que Leemo pourra exploiter pleinement les passerelles avec son pôle digital, récemment renforcé par l’acquisition de la marketplace Netinvestissement.
A travers ce service, Amazon vise les analystes de hedge funds, sociétés de gestion, assurances, banques d'investissement et d'autres entreprises de services financiers.
La commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers a prononcé le 29 avril une sanctionde 600.000 euros à l’encontre de la société de gestion Corum Asset Management, selon un communiqué publié lundi. CorumAMgérait au moment des faits, notamment, deux sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) dont l’encours total atteignait près de 1,5 milliard d’euros et dont les parts étaient commercialisées auprès de plus de 24.000 souscripteurs, quasiment tous non professionnels. La commission a retenuquatre séries de manquements contre Corum AM.Elle a estimé que certains des documents promotionnels diffusés par la société de gestion (newsletters envoyées par courriel, site internet, spots radios, vidéos diffusées sur la plateforme YouTube, affiches) comportaient des informations peu claires, inexactes ou trompeuses. Elle a aussi relevé que la société de gestion avait manqué aux obligations professionnelles qui pèsent sur les personnes fournissant un service de conseil en investissements financiers. Elle a enfin relevé des manquements dans les obligations relatives à la connaissance du client et à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT), et l’absence de contrôles suffisants sur le respect des règles LCB-FT chez les partenaires du gérant. Corum AM peut faire appel de cette décision.
Le dernier baromètre de Meilleurs Agents pointe une augmentation de 0,3 % au mois d’avril, conséquence notamment d’une hausse du nombre d’acquéreurs dans la capitale.
La collecte nette de l'assurance vie est une nouvelle fois positive en mars mais c'est le PER qui se signale avec une très forte progression des encours comme du nombre de nouveaux assurés.
Il y a quelques années encore, il était présenté comme la nouvelle solution d’un immense secteur, celui de l’immobilier. Aujourd’hui, le crowdfunding s’est imposé dans le paysage. Opérateurs et investisseurs particuliers comme professionnels sont de plus en plus séduits par ce mécanisme offrant rendement, diversification et flexibilité de financement pour les entreprises.