Setl lève des fonds avant de passer sa blockchain en production
La fintech Setl passe à la vitesse supérieure. Le spécialiste de la blockchain privée dans l’industrie financière annonce aujourd’hui avoir bouclé une levée de fonds, au montant non communiqué, auprès de la banque américaine Citi, de Crédit Agricole CIB (CACIB), et de Computershare, un agent australien de registre et de transfert. CACIB avait communiqué sur sa prise de participation minoritaire le 1er février. Il s’agit du premier investissement en capital de la banque de financement et d’investissement dans une fintech.
Elle, comme Citi, font leur entrée au capital de la start-up, tandis que Computershare, actionnaire depuis 2016, a relevé sa part. Les autres actionnaires sont les trois fondateurs (les deux britanniques Anthony Culligan et Nick Pennington, et le français François Barthélémy), Deloitte, et la Sicav de place française S2iEM (société d’investissement en infrastructures européennes de marché), portée par l’Association française des investisseurs institutionnels. S2iEM est par ailleurs actionnaire de la fintech concurrente LiquidShare.
Lancée en juillet 2015, Setl travaille à déployer une infrastructure de paiements et de règlements institutionnels multi-actifs et multi-devises basée sur la technologie blockchain. «La logique de Setl est de créer des plates-formes répondant aux besoins d’une communauté, explique Pierre Davoust, directeur général des opérations françaises . Nous avons des projets paneuropéens, américains, asiatiques. Ils ne sont pas encore publics, mais la plupart sont en dernière phase de pré-production». Le seul projet public est à ce jour la plate-forme Iznes, développée pour OFI AM, Groupama AM, La Financière de l’Echiquier, Arkéa Investment Services et La Banque Postale AM. Iznes devrait faire ses propres annonces dans les prochains jours.
CA CIB, de son côté, travaillait «déjà avec un large panel de technologies de registre distribué publiques et privées, chacune possédant ses forces et ses faiblesses», remarque Romain Jérome, responsable innovation et transformation digitale de la banque d’investissement. Cette prise de participation «ouvre la voie à un partenariat industriel qui contribuera aux travaux déjà entrepris depuis deux ans» par l’établissement. «D’autres investissements ne sont pas à l’ordre du jour».
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