Les conditions d’enregistrement pour devenir PSAN vont être renforcées à partir de juillet
Députés et sénateurs se sont accordés en Commission mixte paritaire sur un enregistrement renforcé à partir du 1er juillet 2023 incluant notamment des exigences supplémentaires en matière de cybersécurité.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Louis Tellier
Toute société désirant proposer des services cryptos doit obtenir son enregistrement comme PSAN auprès de l’AMF.
-
Depuis l’apparition de la Loi Pacte en 2019, toute société désirant proposer des services cryptos doit obtenir son enregistrement comme prestataire de services sur actifs numériques (PSAN) auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Cet enregistrement se veut être un premier pas réglementaire qui doit emmener progressivement les acteurs vers l’agrément PSAN puis vers l’agrément européen qui sera à terme obligatoire pour opérer dans l’Union européenne. Le périmètre de cet enregistrement concerne essentiellement la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Après la faillite de FTX, le sénateur Hervé Maurey a déposé un amendement visant à mettre fin à cet enregistrement et obliger les acteurs n’étant pas enregistrés comme PSAN avant le 1er octobre 2023 à passer directement par une demande d’agrément, substantiellement plus exigeant en termes de structuration. Cet amendement a largement été poussé par l’AMF et a été voté par le Sénat. Le gouvernement y a émis un avis défavorable, expliquant craindre de voir de nombreux acteurs - émergents ou établis - ne disposant pas encore de l’enregistrement et désireux de se développer ou d’opérer en France, de faire le choix d’aller s’installer ailleurs en Europe.
Le sénateur Hervé Maurey ne lâche pas
Le 24 janvier, les députés ont pourtant choisi de l’écarter et préféré voter pour un enregistrement renforcé. Un amendement déposé quatre jours avant le vote par les députés Daniel Labaronne et Éric Bothorel et soutenu par l’Association pour le développement des actifs numériques (Adan) et l’écosystème crypto.
Mais le sénateur Hervé Maurey n’a pas lâché. Ainsi, une commission mixte paritaire (CMP) a été mise en place ce jeudi pour trancher. A la suite de cette dernière, députés et sénateurs se sont finalement accordés pour la mise en place d’un enregistrement renforcé pour les nouveaux entrant sur le marché à partir du 1er juillet 2023 incluant des exigences supplémentaires en matière de cybersécurité. «Un délai extrêmement court pour une mise en place», a regretté à L’Agefi Daniel Labaronne. De son côté, Hervé Maurey s’est réjoui de ce compromis.
Cet amendement issu de la CMP devrait être adopté dans les deux prochaines semaines et promulgué au mois d’avril. Les opposants ont toujours la possibilité d’un recours devant le Conseil constitutionnel, ce qui paraît hautement improbable.
En vigueur depuis le 1er juillet, le règlement européen MiCA réduit drastiquement les pouvoirs des conseillers en gestion de patrimoine pour les crypto-actifs. L'Autorité des marchés financiers pourrait assouplir sa position, mais à date, il faut éviter toute forme de conseil sur cette classe d'actifs.
La plateforme digitale native a intégré l'infrastructure de paiement de Fipto afin de permettre les souscriptions en stablecoins à son fonds Sigma Market Neutral Fund, domicilié au Luxembourg.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Alors que les incendies ravagent la France et que le pays souffre d'une grave sécheresse, les débats sur la gestion des ressources en eau enflamment le débat public. Elus remontés, ONG furieuses, agriculteurs angoissés... la bataille de l'eau couve