L’Association française de la gestion des cybermonnaies élargit son champ d’action
Créée en juillet 2017, l’Association française pour la gestion des cybermonnaies (AFGC) change de nom pour devenir la French Digital Asset Association (FD2A). Objectif : élargir son champ d’intervention et promouvoir un développement structuré, durable et porteur de croissance du secteur dédié aux actifs numériques et technologies de registres distribués ou «blockchain».
«Nous avions déjà l’ambition de rassembler les acteurs historiques et les acteurs émergents pour répondre aux enjeux liés à la régulation de l'écosystème des actifs numériques et, plus largement, des technologies de registres distribués. Mais il faut prendre en compte un environnement qui évolue et s’étend à d’autres secteurs d’activités, ainsi que l’enjeu de discussions à une échelle potentiellement plus large, internationale, comme l’a montré notre présence au GAFI (Groupe d’action financière de l’OCDE) et au Parlement européen», note Zahreddine Touag, cofondateur de la FD2A.
Cette dernière décrit ses missions en trois parties. Tout d’abord, «rassembler tous les acteurs et professionnels clés du secteur, de manière à favoriser des synergies d’expertises et des opportunités de partenariats d’affaires», et accompagner la structuration du secteur en assurant la lisibilité des prises de position. Deuxièmement, elle souhaite continuer à «contribuer aux débats législatifs et réglementaires», en France comme elle l’a déjà fait pour l’organisation du marché secondaire aux côtés de Bercy et des régulateurs, en Europe et à l’international, de manière à favoriser la mise en place d’un ensemble de règles adaptées aux risques identifiés, vecteur de confiance. Cette mission doit aussi permettre de promouvoir l’attractivité de l’industrie française et européenne, et d’accompagner une pérennisation des modèles d’affaires innovants. Enfin, elle se fixe une mission de formation afin de favoriser le partage des savoirs et des expériences et de faire de la pédagogie auprès des décideurs économiques et politiques.
La FD2A profite de ce changement pour proposer à ses quelque 270 membres (en provenance de 64 entreprises) un nouveau mode d’adhésion, payante alors qu’elle était gratuite jusque-là, ce qui lui permettra d’embaucher du personnel permanent afin d’enrichir son travail d’information réglementaire, d’études et de formations.
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