La banque N26 se lance dans le crédit conso en France
Deux fintech renommées sur leur métier ont décidé de s’associer. La néobanque mobile Number26 (N26) et la plate-forme de crédit à la consommation par financement participatif Younited Credit ont annoncé hier soir un partenariat technologique. Les utilisateurs de N26 en France peuvent désormais souscrire à un crédit depuis leur application mobile, avec une signature électronique. Les prêts, octroyés par Younited Credit, vont de 1.000 à 40.000 euros, sur des durées de 24 à 72 mois. La réponse définitive est donnée en 24 heures ouvrées «contre 48 à 72 heures de moyenne pour le marché, souligne Geoffroy Guigou, cofondateur et directeur général de Younited Credit. Et nos taux sont imbattables pour les crédits de 3.000 euros». Younited Credit rétrocédera à N26 la moitié des frais de dossiers inclus dans le TAEG (taux annuel effectif global) des prêts.
Ambitions européennes
En Allemagne, N26 offre déjà des crédits sans partenaire, grâce à l’existence d’un fichier positif, interdit en France. Dans l’Hexagone, la banque mobile a donc souhaité profiter «de l’expertise construite depuis six ans par Younited Credit, et de son modèle technologique», explique Jérémie Rosselli, le responsable des activités françaises de N26. N26 devient ainsi la première néobanque mobile à proposer du crédit à la consommation en France. Elle souhaite continuer d’élargir son offre, ici comme ailleurs. «Nous commençons par la France, mais nos ambitions sont européennes», soulignent d’ailleurs les deux entrepreneurs. N26 est présente dans 17 pays, Younited Credit dans 5.
Cette dernière devient la première plate-forme de prêts agréée en Europe à donner un accès complet à ses technologies de crédit, via des interfaces de programmation (API), dans le cadre d’un partenariat. Et l’intégration dans une néobanque change la donne. D’ordinaire, Younited Credit se basait sur du déclaratif, et demandait aux emprunteurs leurs relevés de comptes et de salaires. Ici, elle accède à ces données directement. Les deux start-up ont travaillé avec un agrégateur en marque blanche, au nom tenu secret, afin de se connecter directement aux comptes de la banque principale des clients s’il ne s’agit pas de N26. L’expérience a inspiré Younited Credit, qui continuera à travailler avec un agrégateur pour optimiser ses processus. Elle discute aussi avec des acteurs traditionnels intéressés par cet accès à son offre en API.
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Israël poursuit ses frappes au Liban, qui ont fait au moins 380 morts depuis la trêve
Beyrouth - L’armée israélienne a poursuivi mardi ses frappes au Liban, tuant dans le sud 13 personnes, qui viennent s’ajouter aux 380 morts depuis l’instauration du cessez-le-feu le 17 avril, selon les autorités. Alors que le Liban se prépare à de nouvelles négociations avec Israël jeudi à Washington, le chef du Hezbollah pro-iranien, qui s’y oppose fermement, a affirmé que le désarmement de sa formation ne faisait pas partie des discussions et a promis de transformer «en enfer» la bataille avec l’armée israélienne. Celle-ci a indiqué avoir conduit une opération dans la zone du fleuve Litani et a mené mardi une frappe ayant tué deux secouristes à Nabatiyé (sud), où ils effectuaient une intervention, a annoncé la Défense civile. Le ministère de la Santé a confirmé la mort des deux secouristes qu’il a inclus dans un bilan de 13 morts, dont un soldat et un enfant, dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du pays. «Une frappe sur la ville de Nabatiyé a fait cinq (morts) dont deux secouristes de la Défense civile et deux blessés», une autre dans la localité de Jebchit a fait quatre morts «dont un soldat et un ressortissant syrien», et douze blessés, et une troisième à Bint Jbeil a tué «quatre citoyens dont un enfant et une femme», et blessé deux autres, a indiqué le ministère. «Depuis le cessez-le-feu, 380 personnes ont été tuées et 1.122 blessées», a annoncé plus tôt le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, faisant état de 108 personnels de santé et secouristes tués depuis le début de la guerre. Plus de quatre enfants ont été tués ou blessés chaque jour en moyenne durant les 25 premiers jours de la trêve, a indiqué l’ONG Save The Children. Au total, les frappes israéliennes ont tué 2.882 personnes depuis le début de la guerre, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé. D’après le Hezbollah, ce bilan inclut ses membres tués. Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, le 28 février. Israël a répondu en menant des frappes massives et une opération terrestre dans le sud. «Nous ne nous rendrons pas» Beyrouth a demandé aux Etats-Unis de faire pression sur leur allié israélien pour qu’il mette fin à ses frappes. Le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des positions militaires israéliennes, y compris en Israël, aux frontières avec le Liban. «Nous ne nous rendrons pas», a affirmé le chef de l’organisation, Naïm Qassem. «Les armes et la résistance ne concernent personne hors du Liban (...) C’est une question libanaise intérieure qui ne fait pas partie des négociations avec l’ennemi», a-t-il ajouté. Dans un communiqué annonçant la reprise des négociations jeudi, le département d’Etat américain avait affirmé que la paix entre le Liban et Israël «dépendait du rétablissement complet de l’autorité de l’Etat libanais (sur son territoire) et du désarmement total du Hezbollah». Washington fait pression pour que les discussions aboutissent à un accord de paix, alors que Beyrouth veut d’abord consolider le cessez-le-feu et obtenir le retrait d’Israël du Liban. Après l’entrée en vigueur de la trêve, l’armée israélienne a établi en territoire libanais une «ligne jaune» à une dizaine de km de la frontière. Elle a indiqué mardi qu’au cours de la semaine écoulée, ses soldats avaient mené une «opération spéciale visant à retirer des infrastructures terroristes dans la zone du Litani». Interrogée par le bureau de l’AFP à Jérusalem, l’armée israélienne a indiqué ne pas pouvoir confirmer si les soldats avaient franchi le fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière, mais a publié des photos montrant des soldats marchant sur un pont le traversant. © Agence France-Presse