Volkswagen s’inscrit dans la tendance générale de son secteur
Petite déception chez Volkswagen. Même s’il fait office de référence dans le secteur, le constructeur allemand n’a pas atteint les résultats espérés par les analystes en 2009. A 1,26 milliard, le bénéfice imposable a chuté de 81% et reste inférieur de 15% au consensus. Même tendance pour l’opérationnel. Attendu à 2,06 milliards, il n’a pas dépassé 1,86 milliard (-71%).
VW ne donnera de détails que lors de sa présentation du 11 mars. Mais d’ores et déjà, sa faible marge opérationnelle (1,8% après 5,6% en 2008) laisse entrevoir une performance modeste dans la seule branche automobile, comme pour le reste des constructeurs.
La réunion à venir devrait aussi permettre d’avoir plus de précisions sur le confortable cash flow opérationnel dégagé dans l’automobile (+46% à 12,8 milliards d’euros). La gestion serrée des stocks et plus largement du BFR en a certainement été le principal moteur.
Volkswagen reste également en ligne avec les tendances du secteur en ne donnant aucun chiffre précis en matière de prévisions. Néanmoins, contrairement à certains, il s’engage sur des éléments du compte de résultat, espérant une progression de ses ventes et de son bénéfice opérationnel.
Renouer avec une pente ascendante sera bien le minimum s’il veut prendre le chemin de ses ambitieux objectifs à 2018. Début février, il avait présenté une batterie de chiffres comprenant notamment une marge imposable de plus de 8% à terme. La rentabilité de 1,2% dégagée en 2009 reste évidemment marquée par la crise et peut difficilement servir de point de comparaison. Mais sur les dernières années (voir illustration), VW n’est jamais allé au-delà de 6%.
Plus d'articles du même thème
-
Novobanco galvanise les ambitions de BPCE
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe. -
Les gérants estiment que seuls les marchés européens conservent un potentiel d’appréciation
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an. -
TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
ETF à la Une
La Bourse de Corée lance des ETF à levier sur Samsung et SK Hynix
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- BP renvoie son président pour des «manquements inacceptables»
- Avec Redion, Generali crée un géant de l’assistance et des avantages aux salariés
- BNP Paribas et Mistral repartent pour un tour et vantent leur proximité
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
Contenu de nos partenaires
-
Incassable ?Duralex, les leçons d'un échec économique et politique
Le fabricant de verres, repris par ses salariés, était devenu, pour la gauche, le symbole triomphant d'une autre vision de l'entreprise -
Stress test« Poutine joue la surenchère » : la Russie maintient sa stratégie de la tension aux frontières de l’Europe
En Roumanie, dans les pays baltes ou en Finlande, des incidents impliquant des drones se sont poursuivis ces dernières semaines -
Choix publicsPermanence, rémanence, émergence : la grille oubliée de l’action publique – et ses illusions
La puissance publique a échoué, non parce que le monde actuel serait ingouvernable, mais parce qu'elle continue à vouloir administrer plutôt qu'accompagner et s’obstine à croire qu'une société complexe peut être dirigée comme une organisation hiérarchique