Vallourec anticipe une nouvelle progression de son Ebitda en fin d’année
Le fabricant de tubes sans soudure pour l’industrie pétrolière Vallourec a annoncé jeudi s’attendre à une progression plus marquée de son résultat brut d’exploitation au quatrième trimestre, après avoir publié un Ebitda de 43 millions d’euros au troisième trimestre grâce notamment à la hausse de ses prix aux Etats-Unis. «A court terme, alors qu’aux Etats-Unis l’augmentation temporaire des stocks devrait avoir pour effet de ralentir la demande, les livraisons Pétrole et Gaz du Groupe sur les marchés internationaux devraient continuer à croître. Au quatrième trimestre, Vallourec vise un résultat brut d’exploitation en progression continue et plus élevé que celui du troisième trimestre 2018», a expliqué le président du directoire de Vallourec, cité dans un communiqué.
Ces prévisions sont conformes aux indications fournies fin juillet à l’occasion de la publication des résultats du premier semestre, a précisé le directeur financier du groupe, Olivier Mallet, lors d’une conférence téléphonique. Vallourec avait alors déclaré viser un résultat brut d’exploitation 2018 en amélioration par rapport à 2017, avec un second semestre 2018 en forte progression par rapport au premier semestre. Le groupe s’attend tout de même a un ralentissement de la demande aux Etats-Unis au quatrième trimestre en raison de la récente augmentation des stocks, un phénomène que Vallourec juge temporaire. Mais les Etats-Unis devrait néanmoins poursuivre leur rôle de moteur de la croissance du groupe. Vallourec a en effet pu passer des hausses de prix de l’ordre de 15% sur ses produits dans le pétrole et gaz au moins de juillet. Cette augmentation fait suite aux 25% passés un an plus tôt. Alors que les Etats-Unis ont déjà tiré les résultats de Vallourec au troisième trimestre, «les hausses de prix joueront encore davantage au quatrième trimestre et en année pleine en 2019», a ajouté Philippe Crouzet
Au troisième trimestre, l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) est ressorti à 43 millions d’euros, contre 9 millions d’euros au cours de la période correspondante de 2017. Sur les neuf premiers mois de 2018, le résultat brut d’exploitation a affiché un bénéfice de 61 millions d’euros contre une perte de 9 millions d’euros un an plus tôt. Le chiffre d’affaires a pour sa part reculé de 0,3%, à 961 millions d’euros au troisième trimestre, faisant ressortir une marge brute d’exploitation de 4,5% contre 0,9% un an plus tôt. Sur les neuf premiers mois de 2018, le chiffre d’affaires a progressé de 4,7%, à 2,81 milliards d’euros, soit une marge brute d’exploitation de 2,2%, quand celle-ci était négative de 0,3% un an plus tôt.
Au cours des trois mois clos le 30 septembre, la perte nette part du groupe s’est établie à 92 millions d’euros, contre une perte de 119 millions d’euros au troisième trimestre 2017. Sur les neuf premiers mois de l’année, la perte nette s’est creusée à 399 millions d’euros, contre 373 millions d’euros sur les neuf premiers mois de 2017, a détaillé le groupe dans un communiqué. Selon le consensus établi par FactSet, les analystes attendaient en moyenne une perte nette de 48 millions d’euros, un Ebitda de 55 millions d’euros et un chiffre d’affaires de 1,11 milliard d’euros.
Le flux de trésorie disponible du groupe a été négatif au troisième trimestre, de 153 millions d’euros, contre -72 millions d’euros au troisième trimestre 2017. Au 30 septembre, l’endettement net du groupe s’est établi à 2,09 milliard d’euros, contre 1,93 milliard d’euros au 30 juin et contre 1,54 milliard d’euros au 31 décembre 2017. Les besoins de fonds de roulement ont été plus élevés au cours des neuf premiers mois de 2018 par rapport à un an plus tôt, à 309 millions d’euros contre 103 millions d’euros, en raison notamment d’une hausse de l’activité. Vallourec s’attend à une baisse des besoins en fonds de roulement au quatrième trimestre.
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