Total confirme ses investissements pour 2009 malgré la baisse de ses profits
Subissant le plongeon de 54 % du cours du baril de brut par rapport à la même période de l’année dernière, Total a vu au premier trimestre 2009 sa production journalière d’hydrocarbures reculer de 4,3 % sous l’effet de la réduction de la production des pays de l’Opep, des arrêts de production au Nigeria et d’un effet de périmètre négatif au Venezuela, ce qui a pesé sur l’amont (voir tableau).
Si la chimie « a subi le plein impact de la baisse de la demande », les marges de raffinage sont restées supérieures à celles du début 2008, d’où une contribution plus importante du pôle aval au résultat opérationnel. Hors exceptionnels, le bénéfice net s’est élevé à 2,11 milliards d’euros, en recul de 35 % mais supérieur de 6 % au consensus des analystes interrogés par Bloomberg.
Avec une dette nette représentant seulement 19,1 % des capitaux propres au 31 mars, Total versera au titre de 2008 un dividende en progression de 10 % à 2,28 euro par action. Interrogé sur la politique de croissance externe du groupe après le retrait de l’offre sur le Canadien UTS Energy, le directeur financier Patrick de la Chevardière a déclaré : « Nous sommes actuellement dans un environnement où beaucoup de gens travaillent encore en pensant à un baril à 80 dollars ou plus et ne sont pas prêts à répondre à une offre basée sur un baril à 50 dollars. »
Confirmant des investissements de 18 milliards de dollars (13,5 milliards d’euros) en 2009 et la possibilité d’acquisitions, notamment au Canada, au Brésil et en Australie, il a également précisé que le désengagement progressif de Sanofi-Aventis, dont il détient 10 % du capital, allait se poursuivre.
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