Thales reste porté par la défense et la sécurité
Le groupe de technologies et de défense Thales a confirmé mercredi ses objectifs pour 2024, après avoir fait état d’une croissance de son chiffre d’affaires au cours des neuf premiers mois de l’année, porté en particulier par les activités de défense et sécurité.
«Le troisième trimestre confirme la poursuite du dynamisme commercial», a commenté Patrice Caine, le PDG de Thales, cité dans un communiqué. «Les activités de défense bénéficient d’une visibilité sans égale» et «l’avionique est [...] portée par la reprise du trafic aérien et des perspectives de croissance solides», a ajouté le dirigeant.
Pour la période de janvier à septembre, les revenus de Thales se sont établis à 14,1 milliards d’euros, en progression de 9,4% en données publiées et de 6,2% en données organiques par rapport à la même période de l’exercice précédent. Au cours du seul troisième trimestre, la croissance organique des ventes s’est établie à 6,6%, après 4,4% au deuxième trimestre et 7,9% au premier trimestre.
19 grandes commandes
Pour les neuf premiers mois de l’année, Thales a également fait état de prises de commandes de 15,6 milliards d’euros, soit une hausse de 23% sur un an en données organiques.
Pendant cette même période, Thales a engrangé 19 grandes commandes d’un montant unitaire supérieur à 100 millions d’euros. Le groupe a dit continuer de «profiter d’une excellente dynamique commerciale dans l’ensemble de ses activités, en particulier dans le secteur défense et sécurité».
A lire aussi : Thales restructure son activité spatiale après une baisse de profit
Selon le consensus disponible sur le site Internet de Thales, les analystes prévoyaient en moyenne pour les neuf premiers mois de 2024 des prises de commandes de 15,3 milliards d’euros et un chiffre d’affaires de 14 milliards d’euros.
Pour 2024, Thales prévoit toujours une croissance organique de 5% à 6%, ce qui correspond à un chiffre d’affaires de 19,9 milliards à 20,1 milliards d’euros. Le groupe a également confirmé viser cette année une marge opérationnelle (Ebit) de 11,7% à 11,8%.
Plus d'articles du même thème
-
Le Lloyd’s reste solide et maintient ses perspectives 2026
Le syndicat du Lloyd’s de Londres, marché spécialisé de l’assurance et de la réassurance, continue d’afficher une bonne performance financière. Toutefois, l’environnement tarifaire plus concurrentiel et la gestion désormais simultanée de plusieurs menaces géopolitiques, cyber ou réglementaires changent les règles du jeu. -
Broadcom confirme l'engouement pour ses puces IA sans vraiment convaincre
Le fabricant de puces pour l'intelligence artificielle a relevé ses perspectives pour 2027 et 2028 mais ses prévisions pour les prochains mois ont déçu les investisseurs. -
Dell publie des résultats au beau fixe
Le concepteur de PC a relevé, mardi, ses objectifs annuels. Ses actions bondissaient de 10% en préouverture mercredi. Il profite de l'accélération des investissements dans les infrastructures d'IA, qui stimule ses ventes de serveurs.
ETF à la Une
Goldman Sachs s’apprête à entrer sur le marché européen des ETF à rendement défini
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
- Astrid Panosyan-Bouvet devient DRH d’Axa
Contenu de nos partenaires
-
Poutine ordonne l'arrêt des frappes sur Kiev pendant trois jours alors que les émissaires de Trump sont à Moscou
Jared Kushner et Steve Witkoff, les deux émissaires de Donald Trump, se trouvent actuellement à Moscou, samedi 5 septembre, où ils doivent rencontrer Vladimir Poutine. Ils seront le lendemain à Kiev, une première pour eux, pour un entretien avec Volodymyr Zelensky. La pause dans les frappes commence dans la nuit de ce samedi à dimanche -
Couteau dans le dosVolkswagen : pourquoi les salariés ont soutenu la suppression de 50 000 postes supplémentaires
Le principal syndicat du groupe automobile estime que l'accord laisse la porte ouverte à une poursuite d'activités ou une reprise des quatre usines menacées outre-Rhin -
La roue tourneDette américaine : le signal du fonds souverain norvégien à Donald Trump
Les investisseurs étrangers invoquent toutes sortes de raisons pour justifier une baisse de leur exposition à la dette publique américaine