Sycomore AM demande le départ du président d’Atos
Sycomore Asset Management, actionnaire minoritaire d’Atos, souhaite la démission du président du groupe, Bertrand Meunier, et le remplacement des membres les plus anciens du conseil d’administration par des spécialistes du secteur, a déclaré à Reuters Cyril Charlot, associé fondateur de la société de gestion. Sycomore AM juge que le projet de scission d’Atos est trop ambitieux et trop complexe, a-t-il ajouté. Atos n’avait pas réagi dans l’immédiat.
Sycomore AM possède entre 0,5% et 1% du capital d’Atos.
Le groupe d’informatique et de cybersécurité traverse une période de turbulences et a peiné à rassurer les investisseurs ces derniers mois, marqués par deux changements à sa tête et la dégradation de sa note de crédit à BB par l’agence de notation S&P à la mi-juillet. Le 9 septembre Goldman Sachs a dégradé de «neutre» à «vendre» la valeur, faisant passer son objectif de cours de 23 à 8 euros.
Plan de scission mal reçu
Le cours de Bourse d’Atos a chuté de 75% depuis le début de l’année et sa capitalisation boursière est tombée sous un milliard d’euros, selon les données Refinitiv. Atos avait annoncé en juin un plan prévoyant la scission de ses activités en deux sociétés distinctes d’ici à fin 2023. La première société, SpinCo, devra regrouper ses activités digitales avec sa division big data et sécurité. Elle serait cotée en Bourse sous la marque Evidian. La seconde, TFCo, conservera le nom d’Atos et serait composée de la ligne d’activité Tech Foundations d’Atos, spécialisée dans l’infogérance, en phase de déclin.
Plus d'articles du même thème
-
La BCE suit la boussole des marchés
La banque centrale joue la montre avant une très probable hausse de taux en septembre, le temps d’avoir les données pour la justifier. Le Conseil des gouverneurs donne cependant l’impression de se satisfaire de voir les marchés anticiper, voire guider ses décisions. Malgré des taux à 10 ans au plus haut depuis longtemps. -
La gestion d'actifs sauve tout juste les résultats de Lazard
La banque d’affaires cotée à New York a vu son bénéfice fondre de 90% au deuxième trimestre, sous l'effet d'un taux d'impôt exceptionnellement élevé et de charges liées au rachat en cours de Campbell Lutyens. -
Les banques acceptent les conditions de Casino pour soutenir sa restructuration
Elles ont accepté de mettre en œuvre la restructuration financière privilégiée par le distributeur même en cas d’opposition des autres créanciers. Les incertitudes juridiques sur le dossier restent élevées.
ETF à la Une
T. Rowe Price lance un ETF multi-crypto à gestion active
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
- Le rapport de la Commission sur la compétitivité bancaire peine à convaincre
- Les marchés se préparent à un discours ferme de la BCE
- Dassault Systèmes voudrait racheter l'américain ArisGlobal pour 2 milliards de dollars
Contenu de nos partenaires
-
L'art de perdre« Si on double le score d’Hidalgo, ce sera un exploit » : comment toute la gauche hors LFI a intégré sa défaite en 2027
Plus que la présidentielle, jugée perdue d’avance, ce sont les législatives, voire les régionales de 2028, qui préoccupent des formations de gauche et écologistes passées en mode survie -
Fin de sessionLFI : à l'Assemblée, la stratégie de la terre brûlée
A mesure que le RN s'associe au gouvernement, LFI se construit en adversaire résolu. Dans l'hémicycle, chaque défaite est pensée comme une victoire politique au service de la campagne de Jean-Luc Mélenchon -
EditorialMeurtre à Crépol : regarder en face le « racisme anti-blanc »
Il ne faut pas se laisser piéger par les communautaristes patentés qui prônent une hiérarchie dans la haine raciale, ni par la clique sociologisante qui réfute ce racisme appliqué aux Blancs au prétexte qu'il ne relèverait pas d'une oppression systémique