STMicroelectronics veut gagner en flexibilité financière
Au lendemain du feu vert de la Commission européenne à une aide publique de 400 millions d’euros pour le programme de recherche «Nano2017» (nouvelles technologies dans le secteur nanoélectronique), STMicroelectronics (STMicro) a dévoilé hier deux opérations financières d’envergure: une émission d’un milliard de dollars d’obligations senior convertibles en actions nouvelles ou existantes et un programme de rachats d’actions.
L'émission d’Oceane se décompose en deux tranches –600 millions de dollars à cinq ans (à coupon zéro) et 400 millions de dollars d’obligations à sept ans (intérêt annuel de 1%). Elle implique JPMorgan, BNP Paribas, Banca IMI, Morgan Stanley, SG CIB et UniCredit. Le groupe a retenu des prix de conversion offrant une prime de 30% pour les titres à cinq ans et de 31% pour ceux à sept ans. Selon le directeur financier Carlo Ferro, l’objectif est de «renforcer la structure financière de STMicroelectronics, de gagner en flexibilité financière pour soutenir notre croissance. Le moment est opportun et permet de bénéficier des conditions actuelles du marché des valeurs mobilières donnant accès au capital».
Le groupe basé en Suisse lance en parallèle un programme de rachat d’actions ordinaires autorisé par la dernière assemblée générale du 13 juin. Il porte au maximum sur 20 millions de titres, représentant environ 2,2% du capital social de STMicro. Ces rachats seront effectués sur Borsa Italiana. L’action y a clôturé hier en repli de 2,35% à 6,64 euros. Selon le communiqué, ce plan doit permettre au groupe «de satisfaire ses obligations au titre des plans d’attribution d’actions aux salariés».
Ces deux annonces suivent de quelques semaines le relèvement de la perspective, de «négative» à «stable», attachée à la note «BBB-» attribuée par Fitch. L’agence de notation avait alors souligné une meilleure visibilité du profil des résultats et du flux de trésorerie, ainsi qu’une amélioration sur le plan des revenus. Le chiffre d’affaires du groupe a atteint 8,08 milliards de dollars en 2013. Des progrès favorisés par la dissolution et le démantèlement de la coentreprise ST-Ericsson et la restructuration de la base de coûts.
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