STMicro optimise sa trésorerie suite au rachat de près d’un tiers de ses convertibles 2016
STMicroelectronics devance l’appel. Le fabricant de semi-conducteurs vient de réduire son endettement par le rachat d’une partie de ses obligations à coupon zéro convertibles en actions à échéance 2016. De décembre 2009 à mi-janvier 2010, STM a racheté hors marché près de 31% du montant nominal des obligations initialement émises (soit 298,2 millions de dollars) pour 314,6 millions de dollars, avec l’objectif de les annuler.
L’échéancier de la dette du groupe (voir tableau) en sera diminué d’autant. Après des années 2010, 2011 et 2012 quasiment sans remboursement, le groupe devra faire face en 2013 à une échéance obligataire de 734 millions de dollars. L’année la plus lourde demeure 2016 avec encore environ 700 millions pour la convertible et 516 millions correspondant à trois lignes de financements de programmes. D’ici là, STM pourrait refinancer une partie de sa dette, ou poursuivre le rachat de ses obligations convertibles.
STMicro a pris cette décision «afin d’anticiper l’exercice par les obligataires de leur faculté de demander un remboursement anticipé de leurs obligations 2016 le 23 février 2011» dans un souci d’optimiser la gestion de ses liquidités et de ses taux jusqu’à cette date. Le prix de remboursement est fixé au prix de 1.077,58 dollars alors que le prix de rachat moyen a été de 1.055 dollars et que l’obligation traitait vendredi à 1.057 dollars. «Le rachat d’une partie de nos obligations 2016 sans besoin de refinancement montre la solidité de la structure de capital de ST et reflète notre confiance dans la capacité de la société à générer des free cash-flows dans l’avenir», a déclaré Carlo Ferro, directeur financier de STMicro.
Plus d'articles du même thème
-
La faiblesse des volumes pénalise Maersk malgré le relèvement de sa guidance 2026
L’armateur danois a déçu au troisième trimestre. Le troisième rehaussement de ses objectifs de résultats n’a pas suffi à rassurer le marché. -
Toyota brave les difficultés du secteur grâce à ses véhicules hybrides
Confortés par de nouveaux rachats d’actions, les investisseurs ont fait bondir le titre de plus de 16%, sa plus forte progression quotidienne en près de 40 ans. -
La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
La banque a annoncé aux syndicats plusieurs ajustements dans différentes filiales. Des suppressions de sites et de quelques dizaines de postes sont au programme dans la banque de détail. La filiale SGSS est également concernée par une diminution nette de 80 postes et des transferts d’activité en Inde.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
Contenu de nos partenaires
-
Budget 2027 rejeté à l'Assemblée : quelles suites maintenant pour le projet de loi de finances ?
Rejeté à l'unanimité par les députés, le projet de loi de finances pour 2027 part au Sénat dans sa version initiale. Faute de majorité, trois issues s'offrent à l'exécutif : aucune n'est sans risque. -
Tribune libre« La France, c’est nous » : Quand le moi fait la loi…
Ramener à soi la France ou la République en dit long sur l’appauvrissement de nos servitudes volontaires -
Chez Euronext aussi, la France dilue son influence
Christine Lagarde et Stéphane Boujnah laisseront respectivement, dans les premiers mois de 2027, la présidence de la BCE et de la plus grande place boursière d'Europe