Spie projette une introduction en Bourse à l’automne prochain
Après avoir mis les bouchées doubles en matière de croissance externe en 2013, Spie a confirmé hier son projet d’introduction en Bourse (IPO) qui pourrait avoir lieu «à l’automne prochain si les conditions de marché le permettent». Le groupe d’ingénierie est contrôlé depuis l’été 2011 à près de 90% par le fonds Clayton Dubilier & Rice, associé à Ardian (ex-Axa Private Equity) et à la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui l’avaient racheté à PAI Partners pour 2,1 milliards d’euros.
Le PDG Gauthier Louette a précisé que seule «une part minoritaire» du capital de l’entreprise serait mise en Bourse et que l’augmentation de capital prévue à cette occasion, «éventuellement accompagnée d’une cession de titres des actionnaires actuels», servira à désendetter le groupe. Alors qu’elle était restait stable en 2012, la dette nette a augmenté de 11,5% à 1,34 milliard d’euros l’an dernier en raison d’acquisitions ayant apporté un chiffre d’affaires cumulé de 921 millions d’euros en année pleine. La hausse de la rentabilité opérationnelle du groupe a néanmoins permis une légère baisse de son ratio d’endettement sur excédent brut d’exploitation (3,9 fois à fin 2013 contre 4,1 fois un an plus tôt), qui reste largement en dessous des covenants bancaires. Le coût moyen de sa dette bancaire s’élève à 5,6%.
Le chiffre d’affaires de Spie a globalement progressé de 10,9% pour atteindre 4,6 milliards d’euros l’an dernier. Les trois quarts du chiffre d’affaires additionnel correspondant à sa croissance externe en 2013 sont liés au rachat des activités de services du groupe de BTP Hochtief, qui lui a permis de renforcer sa présence en Allemagne et en Europe centrale, particulièrement dans la gestion d’infrastructures techniques (facilities management). Cette diversification géographique a également réduit sa dépendance au marché français qui s’est contracté d’environ 2,5% l’an dernier, une première depuis 2009. Le groupe d’ingénierie réalisera désormais «environ la moitié de son activité hors de France».
Il entend par ailleurs revenir cette année à un rythme d’acquisitions plus modéré, qui devrait lui apporter entre 150 et 200 millions d’euros de chiffre d’affaires supplémentaire. Son carnet de commandes s’élevait à 4,4 milliards d’euros au 1er janvier 2014, en progression de 72,5% d’un an sur l’autre, ce qui constitue un solide matelas de sécurité.
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