Schneider Electric déçoit sur ses ventes mais confirme ses objectifs
L'équipementier électrique Schneider Electric a confirmé jeudi ses objectifs pour 2023, qu’il avait relevés fin juillet, bien que la croissance de son chiffre d’affaires ait été freinée au troisième trimestre par des effets de change négatifs.
«Comme attendu, nous continuons d’observer une forte dynamique de la demande dans les segments et les régions où nous opérons, notamment dans les centres de données, où la demande liée à l’intelligence artificielle devient visible, ainsi que dans les investissements liés à la transition énergétique», a commenté le directeur général de Schneider Electric, Peter Herweck, cité dans un communiqué.
«Ainsi, le carnet de commandes du groupe a continué de croître au troisième trimestre, malgré une demande sur le marché des industries manufacturières plus faible», a ajouté le dirigeant.
Impact des changes
Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires de Schneider s’est établi à 8,79 milliards d’euros, en hausse sur un an de 0,1% en données publiées et de 11,5% à périmètre et taux de change constants.
«L’impact de variation des taux de change est négatif à -639 millions d’euros, soit -7,5% du chiffre d’affaires du groupe, principalement dû à dépréciation du dollar américain et du yuan chinois», a indiqué Schneider Electric.
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Selon un consensus établi par Factset, les analystes tablaient en moyenne sur un chiffre d’affaires de 8,9 milliards d’euros pour le troisième trimestre.
Sur l’ensemble des neuf premiers mois de l’année, les revenus de Schneider Electric ont progressé sur un an de 6,3% en données publiées et de 14% en données organiques, à 26,42 milliards d’euros.
La marge d’Ebita attendue entre 17,7% et 18% cette année
Pour l’année en cours, Schneider Electric anticipe toujours une croissance organique, soit à périmètre et taux de change constants, de son résultat opérationnel (Ebita) ajusté comprise entre 18% et 23%. La croissance organique du chiffre d’affaires est toujours attendue entre 11% et 13%.
Schneider Electric a confirmé viser une marge d’Ebita ajusté en hausse organique de 120 à 150 points de base. «Cela implique une marge d’Ebita ajusté comprise entre environ 17,7% et 18%, avec un effet de périmètre comprenant les opérations clôturées à ce jour et les effets de change par rapport aux estimations actuelles», a indiqué Schneider Electric.
En 2023, les effets de périmètre devraient avoir un effet négatif de 800 millions d’euros sur le chiffre d’affaires, tandis que l’impact des devises, lui aussi négatif, devrait s'établir entre 1,35 milliard et 1,45 milliard d’euros, a précisé le groupe.
Pour le seul quatrième trimestre, Schneider Electric s’attend à la «persistance de la demande forte et dynamique du marché, soutenue par des tendances de fond en matière d'électrification, de digitalisation et de développement durable».
Le groupe a par ailleurs indiqué qu’il détaillerait sa stratégie et ses perspectives au cours d’une journée dédiée aux investisseurs qui se tiendra le 9 novembre à Londres.
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