Sartorius Stedim s’effondre à son tour après une alerte sur ses résultats
Après Alstom et Euroapi, une nouvelle société du SBF 120 prévient les investisseurs qu’elle n’atteindra pas ses ambitions.
Le fournisseur de l’industrie pharmaceutique Sartorius Stedim Biotech a abaissé jeudi soir ses objectifs 2023, pour la deuxième fois cette année, après avoir présenté des résultats préliminaires en fort recul pour les neuf premiers mois en raison notamment d’un net affaiblissement de la demande lié à la fin de la pandémie.
En réaction, son action plongeait de 14% à la Bourse de Paris vendredi en milieu de matinée, à 193 euros. «Le groupe revoit une nouvelle fois à la baisse ses prévisions 2023 alors qu’elles étaient déjà basses», commente Oddo BHF, qui a réduit son objectif de cours sur le titre à 206 euros, au lieu de de 280 euros auparavant, et a maintenu sa recommandation «neutre».
Le groupe anticipe pour 2023 une baisse de son chiffre d’affaires «de près de 19%». Il tablait auparavant sur une baisse de son chiffre d’affaires «d’un pourcentage compris entre le bas et le milieu de la fourchette des dizaines», soit de 10% à 15%.
A lire aussi : LVMH doit composer avec la normalisation de son statut boursier
Inférieur aux attentes
Sartorius Stedim Biotech prévoit maintenant une marge d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) courant légèrement supérieure à 28% cette année. Le groupe visait jusque-là une marge d’Ebitda courant d’«environ 30%», contre 35% lors de l’exercice précédent.
Pour la période de janvier à septembre, le chiffre d’affaires de la société a diminué de 21% en données publiées comme à taux de change et périmètre constants, pour atteindre 2,07 milliards d’euros. Un chiffre nettement inférieur aux 2,31 milliards d’euros anticipés par les analystes selon un consensus établi par Factset.
Sartorius Stedim Biotech a expliqué cette dégradation par «une baisse des stocks plus longue que prévu après la fin de la pandémie de la Covid-19, les faibles niveaux de production chez certains clients, l’arrêt des activités en Russie et un niveau d’investissement globalement au ralenti de la part des clients, principalement en Chine et aux Etats-Unis».
L’Ebitda courant a reculé de 34,9% sur les neuf premiers mois de cette année, à 594 millions d’euros, soit une marge de 29% contre 35% un an plus tôt.
A lire aussi : Les bénéfices des entreprises offrent peu d’espoir en Europe
Plus d'articles du même thème
-
Après un trimestre décevant, Airbus doit accélérer s'il veut atteindre son objectif de livraisons
L'avionneur a livré 9% d'appareils de moins qu'anticipé au troisième trimestre mais la cible de 870 avions sur l'ensemble de l'année semble encore atteignable. -
L’urgence du financement de la health tech française ne faiblit pas
Si la situation financière des acteurs du secteur s’améliore légèrement sur un an, France Biotech lance des propositions de financement privilégiant un effet de levier sur les capitaux privés. Le crédit impôt recherche (CIR), plébiscité, reste un outil majeur pour soutenir les trésoreries. -
Medincell s'envole en Bourse après un feu vert de l'autorité sanitaire américaine
La molécule olanzapine contre la schizophrénie développée par la biotech a été approuvée par la Food & Drug Administration, ouvrant la voie à d'importants revenus.
ETF à la Une
T. Rowe Price entre sur le marché européen des ETF actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- Schneider Electric rachète l'américain PTC pour 20 milliards d'euros
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- La France ne peut pas encore miser sur une intervention de la BCE
- Schneider Electric indispose les investisseurs en ciblant l’américain PTC
Contenu de nos partenaires
-
Net et sans bavurePrimaire sociale-démocrate : Raphaël Glucksmann plébiscité mais après ?
Avec 66 % des votants, le leader de Place publique a surclassé Olivier Faure dès le premier tour. Mais à peine son investiture acquise, certains dans son camp se chargeront de dynamiter cette rampe de lancement -
EditorialAccord Trump-Poutine : LFI et le RN face à leurs ambiguïtés sur l’Ukraine
Sans le faire exprès, l'Américain s’est peut-être invité dans la campagne présidentielle car cet accord peut agir comme un piège pour quiconque cultiverait une quelconque ambivalence sur la Russie -
Crise de croissanceLe régime des micro-entrepreneurs, ce très onéreux dispositif
Les inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF) dressent un portrait sévère de ce régime fiscal simplifié