Les perspectives de croissance de Sartorius Stedim sont bien accueillies en Bourse
Sartorius Stedim Biotech signe la plus forte hausse de l’indice SBF 120 mardi matin, alors que le fournisseur de l’industrie pharmaceutique a présenté des perspectives de croissance à partir de 2027 jugées solides par les analystes, en amont d’une journée dédiée aux investisseurs.
En clôture, l’action Sartorius Stedim Biotech s’est adjugé 8,9%, à 174,40 euros.
«Les perspectives de moyen terme de Sartorius Stedim Biotech devraient être bien accueillies par le marché», a commenté mardi matin RBC dans une note adressée à ses clients. L’intermédiaire financier s’attendait dès lors à une réaction positive du titre. Dans ce cadre, il a confirmé sa recommandation «surperformance» et son objectif de cours de 210 euros pour l’action.
«Les nouvelles prévisions du groupe sont conformes à nos attentes», a salué pour sa part Jefferies, qui a maintenu sa recommandation «acheter» et son objectif de cours de 256 euros pour le titre.
Le groupe basé à Aubagne entend renforcer son orientation stratégique vers les clients du secteur biopharmaceutique. En 2025, le chiffre d’affaires du secteur biopharmaceutique au niveau mondial a dépassé celui des thérapies traditionnelles et devrait atteindre environ 57% des ventes du secteur pharmaceutique au niveau mondial d’ici à 2030, a-t-il indiqué.
Dans ce cadre, la filiale de l’allemand Sartorius prévoit «de consolider son avantage concurrentiel en misant sur son portefeuille de produits phares à forte croissance et à marge élevée, ainsi que sur des activités émergentes».
Dès lors, Sartorius Stedim Biotech vise une croissance de son chiffre d’affaires de 9% à 12% par an à taux de change constants à partir de 2027. Le haut de cette fourchette est supérieur aux attentes des investisseurs, qui tablaient sur une croissance de 9% à 11%, observe RBC.
A lire aussi: Ipsen est sanctionné en Bourse après le retrait de son anticancéreux Tazverik
Amélioration de la rentabilité
De plus, la société prévoit de «systématiquement progresser plus vite que son marché, d’environ 100 à 200 points de base (1 ou 2 points de pourcentage) par an», a-t-elle indiqué.
Parallèlement, Sartorius Stedim Biotech entend poursuivre l’amélioration de sa rentabilité. La marge d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) courant devrait augmenter d’environ 60 à 85 points de base (0,60 à 0,85 point de pourcentage) par an à partir de 2027, «portée par un levier d’exploitation, des améliorations opérationnelles et une part croissante de consommables à forte marge».
«Grâce à cette stratégie, nous entendons continuer à surperformer nos marchés et à créer de la valeur à long terme de la même manière pour nos clients, nos partenaires, nos fournisseurs, nos salariés et nos actionnaires», a commenté René Fáber, le PDG de Sartorius Stedim Biotech, cité dans un communiqué.
En février dernier, le groupe avait annoncé prévoir pour 2026 une marge d’Ebitda courant légèrement supérieure à 31%, contre 30,8% en 2025. La croissance du chiffre d’affaires à taux de change constants est cette année attendue entre 6% et 10%, après 9,6% en 2025.
Plus d'articles du même thème
-
OPmobility maintient ses objectifs malgré la chute de ses revenus
L'équipementier automobile a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires de plus de 6% au premier trimestre 2026. Les dirigeants visent toujours une hausse de la marge opérationnelle, du résultat net et du flux de trésorerie disponible cette année. -
Atos prévoit une nouvelle baisse de ses ventes cette année
L'entreprise vise désormais un repli organique de son activité après une chute de 11% au premier trimestre. Les dirigeants accusent la volatilité de l'environnement économique. -
Les revenus de Thales continuent à être tirés par la défense
Sur les trois premiers mois de l'année, le groupe a enregistré une croissance de 7,2% et engrangé plus de 4,6 milliards d'euros de nouvelles commandes.
ETF à la Une
UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Lunettes connectées : le pari à haut risque d'EssilorLuxottica
- L'entrée en relation bancaire numérique embarrasse les réseaux traditionnels
Contenu de nos partenaires
-
Prix de l’énergie : les mesures d'aides aux entreprises vont se « poursuivre en mai », indique Roland Lescure
Alors que les prix du carburant ont flambé en raison de la guerre au Moyen-Orient, le ministre de l’Economie, Roland Lescure, indique que Sébastien Lecornu doit faire de nouvelles annonces « en fin de journée » -
Apple : Tim Cook va quitter la direction du groupe début septembre
Tim Cook va passer la main à John Ternus, responsable des produits physiques (de l’iPhone au Mac), début septembre et va devenir président du conseil d’administration de la firme à la pomme -
Immigration: Bruno Retailleau veut mettre l'Espagne « au ban des nations européennes »
Paris - Le candidat de LR à la présidentielle, Bruno Retailleau, veut «mettre à ban des nations européennes» l’Espagne du Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, après son annonce de régularisation massive de près d’un demi-million de sans-papiers pour soutenir l'économie de son pays. A rebours du durcissement migratoire observé dans une grande partie de l’Europe, l’Espagne a lancé il y a une semaine un vaste plan de régularisation de sans-papiers. «On ne peut pas supporter la régularisation massive telle que M. Sanchez la fait», a affirmé sur LCI le patron des Républicains qui craint que les immigrés qui obtiennent des papiers en Espagne ne traversent ensuite la frontière pour rejoindre la France. Considérant la décision du gouvernement de centre gauche espagnol «contraire à l’esprit européen», il a promis de «rétablir les contrôles aux frontières», assurant que la France était autorisée à adopter ce genre de mesure en cas de «crise». «Je mettrais (l’Espagne) au ban des nations européennes», a ajouté l’ancien ministre de l’Intérieur. Pour imposer cette mesure, le patron de LR compte sur les pays européens qui sont «en majorité» dirigés par la droite. «Heureusement aujourd’hui l’Europe a changé», a-t-il estimé. L’Espagne est l’une des trois principales portes d’entrée de l’immigration en Europe, avec l’Italie et la Grèce, majoritairement via son archipel des Canaries, au nord-ouest de l’Afrique. © Agence France-Presse