Samsung face à un risque de réputation potentiellement ruineux
Il est trop tard pour que Samsung évite, avec le retrait définitif du smartphone Galaxy Note 7, un désastre mondial de réputation.
C’est sur Jay Lee, le fils du patriarche familial et toujours président Lee Kun-hee, que reposera la responsabilité de tirer le conglomérat de ce mauvais pas.
Le nombre de milliards de dollars qu’il peut déjà considérer comme perdus est élevé.
La bourse n’a pas attendu que la cause de la surchauffe parfois explosive de l’appareil soit clairement établie pour donner sa première estimation du risque.
En deux jours, la capitalisation boursière a fondu de 10%, soit plus de 20 milliards de dollars.
Certains analystes estimaient déjà à 4% du résultat opérationnel, soit un milliard de dollars, le coût des rappels de smartphones décidés par Samsung.
L’arrêt complet de la production va lui coûter bien davantage. Ils parlent de 10% supplémentaire du résultat opérationnel, soit environ 2,5 milliards.
Si cette estimation paraît conservatrice, le coût direct global sera bien supérieur du fait des provisions massives à passer sur ce relais de croissance désormais anéanti.
Il faut aussi considérer l’impact sur les fournisseurs de Samsung, dont certains abusivement pointés du doigt au début de la crise, sur ses partenaires télécoms et les régulateurs dans le monde qui lui ont imposé cet arrêt.
Il faut compter aussi bien sûr sur la réaction des consommateurs au moment où Apple et Google les sollicitent avec des appareils haut de gamme concurrents.
Fort de 70 milliards de cash, Samsung peut faire face.
Mais la qualité de ses réponses à tous ces ayant-droits sera capitale s’il veut éviter que l’ardoise ne gonfle démesurément, à l’image de celle qui plane aujourd’hui sur Volkswagen.
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