Saint-Gobain envisage de racheter un groupe australien pour 2,6 milliards d’euros
Le producteur de matériaux de construction Saint-Gobain a annoncé mercredi être en pourparlers avancés en vue d’acquérir la société australienne CSR Limited pour un prix de 9 dollars australiens (5,45 euros) par action en numéraire.
Selon les calculs de l’agence Agefi-Dow Jones, ce montant valorise 100% du capital de CSR à 4,3 milliards de dollars australiens (2,6 milliards d’euros).
Saint-Gobain a approché le conseil d’administration de CSR, une société spécialisée dans les matériaux de construction, avec une «offre indicative non contraignante» portant sur le rachat de la totalité du capital.
Dans le cadre de l’offre, «CSR pourrait verser un dividende final pouvant aller jusqu'à 0,25 dollar australien par action pour son exercice se terminant le 31 mars 2024, qui serait déduit du prix de l’offre en espèces», a précisé Saint-Gobain dans un communiqué.
L’action CSR a bondi de 16,7% à 7,95 dollars à la Bourse de Sydney mercredi, porté par des informations de presse concernant cette opération.
Le conseil d’administration de CSR a «décidé à l’unanimité de poursuivre l’offre au prix convenu de 9 dollars australiens par action, sous réserve de la conclusion de la documentation juridique relative à la transaction», a indiqué Saint-Gobain, qui boucle actuellement son audit préalable (due diligence) confirmatoire.
A lire aussi : Saint-Gobain unifie avec Benoit Bazin ses leviers de pouvoir
En ligne avec la stratégie
«Aucune transaction n’est assurée à ce stade et Saint-Gobain tiendra le marché informé de l'évolution de la transaction conformément aux règles applicables», a précisé le groupe.
Si elle aboutit, la transaction «sera soumise à la satisfaction de conditions usuelles comprenant les autorisations réglementaires et l’approbation des actionnaires de CSR», a ajouté Saint-Gobain.
L’opération serait conforme à la stratégie du groupe qui cherche à réduire sa dépendance à la France et à l’Europe en privilégiant des développements aux Etats-Unis ou dans d’autres pays développés à l’international.
En réaction à l’annonce de ce projet, l’action Saint-Gobain réagissait peu à la Bourse de Paris. En fin de matinée mercredi elle reculait de 0,5%.
Plus d'articles du même thème
-
Le milliardaire tchèque Michal Strnad veut prendre le contrôle du premier actionnaire d'EssilorLuxottica
Propriétaire du fabricant d'armes CSG, l'homme d'affaires souhaite se diversifier dans les lunettes. Il propose 30 milliards d'euros pour reprendre Delfin, la holding qui détient 32,4% du géant franco-italien de l'optique. -
EXCLUSIFLa financiarisation de l’expertise comptable s’intensifie
Avec 181 transactions recensées depuis 2016, l’ouverture du capital des cabinets d’expertise comptable, notamment aux fonds d'investissement, connaît une nette accélération, comme le constate une étude inédite de l’Observatoire de la financiarisation de la profession réglementée. -
DoorDash mise gros en rachetant Instacart
La transaction, d’un montant de 17 milliards de dollars, permettra au spécialiste de la livraison des courses à domicile DoorDash de se diversifier. L'opération doit cependant recevoir l'aval de l'antitrust américain.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Winter is comingCroissance, dette : la France perd pied
« La France est à l'arrêt », constate le ministre des Finances, Roland Lescure. Les marges de manœuvre se réduisent : il faut contenir le déficit public alors que l'activité cale et les taux s'envolent -
EditoCrise énergétique et Budget : la France à l’heure d’hiver
Après les carburants, le gaz. Une autre crise énergétique est partie pour prendre de l’ampleur. Et démontre la nécessité d’affronter la réalité budgétaire d’un pays aux abois -
Derrière les effusions, ce que contient l’accord UE-Canada (et ce qu’il ne contient pas)
Les dirigeants canadiens et européens ont dévoilé vendredi l’ébauche de leur « alliance pour le futur » à l’issue d’un sommet de deux jours à Montréal. Il reste cependant de nombreux points à négocier et de potentiels litiges à lever au cours des prochains mois