S&P s’attend à une hausse des taux de défaut des entreprises en 2013

L’agence de notation estime que le taux de défaut des entreprises de catégorie spéculative devrait atteindre quelque 6,8% à la fin 2013
Krystèle Tachdjian
S&P s'attend à une hausse des taux de défaut des entreprises en 2013. Photo: PHB/Agefi
S&P s'attend à une hausse des taux de défaut des entreprises en 2013. Photo: PHB/Agefi  - 

Les taux de défaut des entreprises ont augmenté en Europe, et devraient encore s’accroître en 2013 en raison du ralentissement économique dans la zone euro, a indiqué hier Standard and Poor’s, lors de sa conférence de presse annuelle.

Dans une étude publiée jeudi, l’agence de notation prévoit que le taux de défaut des entreprises de catégorie spéculative devrait augmenter légèrement pour atteindre 6,8% à la fin de l’année 2013, contre 6,3% à fin septembre 2012, et 5,4% à la fin du mois de juin.

Cette hausse du taux de défaut sera principalement due aux LBO, précise S&P. Au plus fort de la crise fin 2009, le taux avait atteint un pic de 15%. Sur les 12 derniers mois quelque 46 sociétés ont fait défaut (faillite, restructuration..) ce qui représente plus de 32 milliards d’encours de dette.

Après une année marquée par des montants d’émissions records sur les marchés obligataires, S&P souligne que la qualité du crédit des entreprises a globalement bien résisté en 2012, même si l'évolution est contrastée en fonction des secteurs et des pays, les entreprises de la périphérie ayant davantage souffert. Actuellement, 26% des entreprises européennes ont une perspective négative. Pour 2013, les taux bas et le désendettement des banques devraient «soutenir le mouvement de désintermédiation» et le volume d’émission en Europe.

L’afflux de liquidités déversées ces derniers mois sur le marché de la dette corporate a tiré les taux d’emprunt des entreprises européennes au plus bas. Alors que des premiers signes de surchauffe apparaissent, certains analystes s’attendent à une forte baisse du rendement de la classe d’actifs tant sur les segments «high yield» que pour la catégorie des entreprises «investment grade».

«Dans un contexte d’abondance de liquidité et de taux bas, la recherche de rendement pourrait conduire certaines entreprises à adopter une politique de financement plus risquée. C’est un scénario que nous suivons de près, mais, à ce stade, les entreprises notées maintiennent dans l’ensemble une gestion prudente de leur trésorerie et nous ne voyons pas d’éléments significatifs qui permettraient de conclure à la formation d’une bulle de crédit corporate en Europe», considère de son côté Alexandra Dimitrijevic responsable high yield Europe chez S&P à Paris.

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