Rhodia vise 900 millions d’euros d’Ebitda récurrent en 2010
Rhodia se prépare à un exercice 2010 record. Le groupe de chimie (+3,54% à 21,22 euros) table désormais sur un Ebitda récurrent d’environ 900 millions euros, contre 487 millions l’an dernier. Les analystes devraient également relever leurs anticipations, le consensus FactSet n’attendant que 851 millions. Rhodia invoque un Ebitda récurrent en constante progression (voir graphe) et qui a atteint un record de 235 millions au troisième trimestre (+25% en comparables). Sur le seul troisième trimestre, le chimiste a dégagé un effet prix positif de 43 millions d’euros sur son Ebitda récurrent. Le chiffre d’affaires, bénéficiant d’une hausse de 10% des volumes, a crû de 21% en comparables (+31% en publiées).
Fort de perspectives «favorables» sur ses marchés, Rhodia affiche également sa confiance pour 2011, grâce à sa présence dans les émergents. En 2009, Rhodia a réalisé 45% de ses ventes en Amérique latine et en Asie. Dans les deux ans, le groupe vise une à deux acquisitions en Chine de la taille de Feixiang, racheté en juin sur la base d’une valeur d’entreprise de 489 millions de dollars.
Autre facteur salué par le marché, la maîtrise de la structure financière, avec un BFR qui s’est limité à 8,4% du chiffre d’affaires au troisième trimestre (9% au premier semestre), en deçà de l’objectif de 10% fixé pour l’exercice. Le cash-flow libre, de 64 millions d’euros, a notamment permis de réduire la dette nette de 883 à 794 millions.
La valorisation du groupe est «toujours attrayante, [avec des] multiples d’Ebitda 30% en deçà de leur moyenne historique», note Oddo, jugeant «limité les risques d’augmentation de capital (du moins sur les cours actuels)».
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT« Pour les banques, les nouveaux systèmes cloud vont répondre aux nouvelles exigences de marché »
Entretien avec Camille de Mari, Directeur Issuing Data Solutions de Visa, pour la France, la Belgique et le Luxembourg. -
EXCLUSIFMirabelle lance un fonds à impact social pour financer son offre de prêt viager hypothécaire
Ouvert aux investisseurs institutionnels, le véhicule, classé article 8 au sens SFDR, sera dédié au financement du bien vieillir. -
Barclays gaspille une occasion de briller
En dépit d’une activité soutenue dans le trading sur fond de volatilité générale, la banque britannique enregistre une perte de 300 millions de dollars sur le dossier MFS. Elle fait miroiter un nouveau programme de rachat d'actions.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- La Suisse publie sa proposition de loi «too big to fail» sur mesure pour UBS
- Intel pulvérise les attentes grâce aux centres de données et à l'IA
Contenu de nos partenaires
-
ParadoxesGérald Darmanin, ministre apprécié mais candidat ignoré
En près d'une décennie, l'ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy est devenu un ministre de premier rang. Ce changement de statut a encore du mal à passer parmi ses concurrents pour la prochaine présidentielle, y compris chez les partisans de son ami Edouard Philippe -
La Fabrique de l'OpinionAnna Samoliotova : « Le shadow AI ne doit pas être pris comme un défaut mais comme une ressource »
Anna Samoliotova : « Le piège, c’est de commencer par mettre en place des solutions très visibles, rapidement. On crée par exemple un chatbot interne, technologiquement parfait, mais qui ne sera pas utilisé parce qu’il n’a pas été construit avec les collaborateurs » -
L'air du largeOrmuz et les autres : ces points névralgiques qui nous rendent vulnérables
La situation iranienne nous rappelle que dans ce monde d’interdépendance, la planète entière dépend de quelques verrous stratégiques, à la territorialisation très précise, et souvent entre les mains de puissances riveraines ou voisines