Rexel obtient l’assouplissement de ses conventions bancaires
Le groupe revoit aussi l’échéancier de sa dette. Le programme de réduction de coûts pour 2009 est relevé de 170 à 210 millions d’euros
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Bruno de Roulhac
A l’annonce d’une réduction de l’endettement, de la restructuration de la dette et de l’accélération des réductions de coûts, Rexel a gagné vendredi 6,50 % à 7,70 euros.
Le distributeur de matériel électrique, qui a réduit de 224 millions son endettement net à 2,7 milliards d’euros fin juin grâce à un flux net de trésorerie disponible de 293 millions au premier semestre (+34 %), renforce sa flexibilité financière en obtenant un relèvement de ses conventions bancaires (voir tableau). Au 30 juin, Rexel affichait un ratio d’endettement (dette nette ajustée pour le calcul des engagements financiers sur Ebitda ajusté des 12 derniers mois) de 4,13 fois. L’échéancier des 2,3 milliards d’euros tirés fin juin a également été revu, avec un remboursement anticipé de 210 millions en juillet, puis le versement de 122,5 millions en décembre, 263 millions fin 2010 et fin 2011, et le solde de 1,46 milliard en décembre 2012.
En contrepartie, Rexel verra ses marges augmenter de 125 à 200 points de base selon le niveau d’endettement (voir tableau) et versera une commission d’environ 20 millions d’euros. Le groupe s’engage aussi à suspendre le dividende en 2010 et tant que le ratio d’endettement est supérieur ou égal à 4. Enfin, les investissements opérationnels devront être limités à 0,75 % du chiffre d’affaires tant que le ratio d’endettement sera supérieur à 4.
Rexel a également relevé son plan d’économies pour 2009 de 170 à 210 millions d’euros. Au premier semestre, le groupe a vu fondre son bénéfice net de 93 % à 18 millions d’euros, pour une marge opérationnelle (Ebita) de 3,3 % (-1,9 point) et un chiffre d’affaires de 5,6 milliards (-6,4 %).
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