Renault et Thales présentent 4 Troop, un véhicule tactique destiné aux forces militaires terrestres
Le constructeur automobile Renault et le groupe d'électronique et de défense Thales ont annoncé lundi avoir développé ensemble un prototype de véhicule civil multirôles (VCMR), baptisé 4 Troop, adapté aux nouveaux besoins opérationnels des forces militaires terrestres.
Ce projet, dévoilé à l’occasion du salon mondial de la défense et de la sécurité Eurosatory qui ouvre ses portes lundi, «apporte le savoir-faire technologique et industriel de Renault et la technologie de pointe embarquée de Thales en communication sécurisée et connectivité afin de développer une nouvelle génération de véhicules multimissions, alliant rapidité de production, durabilité et optimisation économique», ont indiqué les deux entreprises dans un communiqué.
«Grâce à l’intégration de drones, de capteurs, de communications sécurisées hybrides et d’outils d’aide à la décision boostés par intelligence artificielle, les forces terrestres pourront disposer d’un véhicule aux capacités augmentées pour gagner en perception, en réactivité et en efficacité opérationnelle», ont-elles ajouté.
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5% maximum
Cette annonce confirme que face à la faiblesse de la demande et à la concurrence des constructeurs chinois, les groupes automobiles européens envisagent une diversification vers des activités liées au secteur de la défense.
Ces initiatives se multiplient depuis que le gouvernement français, qui est actionnaire de Renault, a sollicité les entreprises industrielles, il y a deux ans, pour dynamiser la production de drones. L’industriel a ainsi signé en janvier dernier un accord avec le groupe de défense français Turgis Gaillard pour la fabrication de drones dans son usine du Mans.
La semaine dernière, le Financial Times avait révélé que Renault plafonnerait la part de son chiffre d’affaires réalisée dans le secteur de la défense à 5%. Selon des sources proches du dossier interrogées par le journal britannique, Renault a fixé ce plafond «informel» pour respecter ses engagements en matière de politique ESG (environnement, social et gouvernance), scrutée par les investisseurs, et pour préserver son image de constructeur automobile grand public. Contactée par l’agence Agefi-Dow Jones, une porte-parole de Renault avait expliqué que le groupe n’avait «pas vocation à diversifier ses activités».
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