Renault chute sur fond de perspectives moroses du marché automobile mondial
Renault pâtit de son exposition au marché français. Le constructeur automobile a indiqué hier avoir vendu 1,373 million de véhicules dans le monde au premier semestre 2011, soit une croissance de 1,9% sur un an. Mais ce nouveau record historique masque de fortes disparités géographiques, comme le souligne Jérôme Stoll, directeur général adjoint commerce et véhicules utilitaires. «Malgré des résultats mitigés en Europe, le groupe poursuit sa croissance commerciale et atteint un record de ventes pour un premier semestre».
L’international a soutenu la dynamique du groupe avec une progression de 20,4% en glissement annuel avec 542.000 véhicules vendus grâce notamment au Brésil et à la Russie, alors que les commercialisations de véhicules sur le marché européen ont reculé de 7,4% à 831.712 unités, entraînant une baisse de sa part de marché de 0,7 point à 10,1%. Mais c’est le marché français qui a le plus marqué le pas avec une chute des ventes de 9,9%.
A l'échelle mondiale, le groupe affiche un volume de ventes de véhicules particuliers de 1.192.564 unités (en hausse de 0,4%), et d’utilitaires de 181.559 unités (en croissance de 12,7%), avec une légère érosion de sa part de marché globale à 3,7%, contre 3,8% un an plus tôt.
Renault anticipe néanmoins une légère atténuation de ces disparités sur l’ensemble de l’année. Conséquence de la catastrophe qui a frappé le Japon en mars dernier, le marché automobile mondial devrait souffrir plus que prévu en 2011. Le groupe a revu à la baisse ses prévisions de croissance du marché mondial à 3-4% cette année, contre plus de 4% prévus en janvier dernier.
Fort d’un rebond de 18% de son portefeuille de commandes en Europe, le groupe a maintenu entre 0 et -2% sa prévision pour le marché européen et relevé celle pour la France d’une baisse de 8 à 10% en janvier à une baisse plus modérée de 4% à 6%. «A partir de juillet, les difficultés d’approvisionnement qui ont principalement touché l’Europe devraient se résorber. Les usines du groupe vont retrouver un niveau d’activité élevé dès fin août», explique Jérôme Stoll.
Le titre a clôturé en baisse de 3,53% à 37,81 euros. De son côté, PSA Peugeot Citroën perdait 3,77% à 30,08 euros, pénalisé aussi par la baisse de l’objectif de cours d’Oddo Securities de 40 à 35 euros.
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