Programmation énergétique, le service minimum
L’annonce de la feuille de route énergétique de la France pour les dix prochaines années promettait d’être un temps fort du quinquennat, alors que le mouvement des Gilets Jaunes a remis au centre des débats la gestion de la transition écologique. Mais devant les orientations dévoilées par Emmanuel Macron et le gouvernement, la déception risque d’être à la hauteur des attentes.
A toute Programmation pluriannuelle de l’énergie devrait correspondre, en toute logique, une programmation budgétaire. L’élément financier est pourtant le grand absent de ces annonces. Le flou persiste sur les moyens qui seront mis en œuvre d’ici à 2028 pour réorienter le mix électrique du pays ou réduire la dépendance des ménages aux énergies fossiles. Le gouvernement espère certes porter entre 7 et 8 milliards d’euros chaque année les investissements dans les énergies renouvelables, contre 5 milliards aujourd’hui, mais reste très discret sur l’origine de ces financements, dont on peut penser qu’ils seront assumés en grande partie par le secteur privé. On reste loin, surtout, des 10 à 30 milliards d’euros supplémentaires que la France devrait mobiliser chaque année pour tenir ses objectifs climatiques, selon les calculs du think tank I4CE.
Le même flou subsiste autour d’EDF. Paris s’est surtout évertué à ne pas déstabiliser par ses annonces l’opérateur historique. L’idée d’une scission a été écartée ; si 14 réacteurs nucléaires doivent fermer d’ici 2035, seulement deux, en plus de Fessenheim, le seront sans conditions avant la fin du prochain quinquennat. L’hypothèse d’un renforcement de l’Etat au capital, évoquée hier, apparaît quant à elle comme une simple formule oratoire. Un EDF mieux armé pour relever les défis qui l’attendent sortira-t-il de cette Programmation pluriannuelle ? Rien ne permet de l’affirmer.
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