Pluxee, la future filiale cotée de Sodexo, vise une croissance à deux chiffres
Pluxee, l’activité de titres-restaurant et de chèques-cadeaux qui doit être scindée du groupe de restauration collective Sodexo et introduite en Bourse le 1ᵉʳ février, a annoncé mercredi tabler pour l’exercice qui s’achèvera fin août 2024 sur une croissance organique à deux chiffres de son chiffre d’affaires.
En amont d’une journée investisseurs, le groupe dirigé par Aurélien Sonet a également indiqué viser pour l’exercice en cours une marge d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) récurrent «stable a minima, après prise en compte des frais de siège» et une conversion de trésorerie de plus de 70%.
Marge de 37%
Lors de l’exercice 2022-2023, Pluxee a dégagé un Ebitda récurrent de 363 millions d’euros et un chiffre d’affaires total de 1,05 milliard d’euros, se traduisant par une marge d’Ebitda récurrent d’environ 34,5%.
Au premier trimestre, clos fin novembre, de l’exercice 2023-2024, Pluxee a réalisé un chiffre d’affaires total de 266 millions d’euros, en croissance organique de 19,7%, soutenu par «une forte dynamique commerciale et un environnement macroéconomique toujours porteur».
Une dynamique que Pluxee entend prolonger à l’avenir. La future société cotée table sur une croissance organique à deux chiffres de son chiffre d’affaires pour les exercices 2024-2025 et 2025-2026, tandis que la marge d’Ebitda récurrent est attendue à environ 37% en 2025-2026. De son côté, le taux de conversion de trésorerie devrait dépasser 70% en moyenne au cours des trois prochains exercices.
Dividendes
Présent dans 31 pays et comptant plus de 5.000 employés, Pluxee compte distribuer un dividende représentant au moins 25% de son bénéfice net à partir de l’exercice 2023-2024.
«Pluxee est désormais prêt à réaliser son plein potentiel», a déclaré Aurélien Sonet, son directeur général, à l’occasion d’une journée investisseurs. «Nous poursuivrons la forte dynamique engagée au cours des dernières années», a ajouté le dirigeant.
Pour atteindre ses objectifs, Pluxee investira en moyenne 10% de son chiffre d’affaires jusqu’en 2026, en mettant l’accent sur la technologie, tout en réalisant des acquisitions ciblées et des gains d’efficacité.
Pluxee entend acquérir de nouveaux clients, particulièrement auprès des petites et moyennes entreprises (PME), et élargir son offre dans «l’engagement des salariés». Ce dernier terme recouvre les titres-restaurant, les offres promotionnelles sur des biens et services, les cartes-cadeaux, ou bien encore les programmes de bien-être comme un accès facilité à des salles de sport ou à un psychologue.
Du côté des analystes, Stifel souligne que l’ambition d’une marge d’Ebitda récurrent d’environ 37% à l’horizon 2026, en hausse de 250 points de base sur trois ans, apparaît «assez ambitieuse» compte tenu des investissements nécessaires pour atteindre l’objectif d’une croissance organique annuelle à deux chiffres au cours de la période.
«Bien qu’ambitieux par rapport à ses pairs, les objectifs affichés par Pluxee sont raisonnables», juge pour sa part UBS.
Une assemblée générale le 30 janvier
Concernant son projet de cotation, les choses avancent pour Pluxee. L’Autorité néerlandaise des marchés financiers a en effet approuvé le prospectus relatif à l’admission à la cotation et à la négociation de ses actions sur le marché réglementé d’Euronext Paris dans le cadre du projet de scission de Sodexo.
Les actions de l’entreprise seront distribuées aux actionnaires de Sodexo sur la base d’une action Pluxee pour chaque action Sodexo détenue, sous réserve qu’ils votent en faveur de l’opération lors d’une assemblée générale qui se tiendra le 30 janvier. La famille Bellon, fondatrice du groupe de restauration collective, devrait conserver 42% du capital de Pluxee à l’issue de l’opération.
En fin de séance, l’action Sodexo gagnait 0,8%, à 103,85 euros, au sein d’un SBF 120 cédant 0,1%.
A lire aussi : La place parisienne espère le soutien des investisseurs pour les IPO en 2024
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