Patrick Drahi envisage plusieurs options pour réduire la dette d’Altice, dans un contexte de remontée des taux d’intérêt. Pour cela, il serait prêt à céder plusieurs actifs de son groupe de télécoms et de médias. Il a vu des investisseurs lors d’une réunion financière à Londres le 6 septembre, et doit encore en voir ce jeudi à New York.
La cession d’une partie du capital de SFR serait sur la table. Pour cela, la société a mandaté la banque d’affaires Lazard, avec l’appui de BNP Paribas, rapporte Le Monde jeudi matin. «La taille du bloc mis en vente n’est pas connue, ni le prix espéré», indique le quotidien, qui cite des investisseurs présents à Londres le 6 septembre.
SFR, le deuxième opérateur télécoms français, compte 20,5 millions de clients dans le mobile et 6,5 millions dans le fixe (ADSL et fibre). Ses actifs, de la marque aux réseaux télécoms, pourraient intéresser des fonds d’investissement qui ont les poches profondes, tels Cinven ou Carlyle.
60 milliards d’euros de dette
SFR accuse une dette de quelque 23,8 milliards d’euros au 30 juin, sur un total de près de 60 milliards d’euros de dettes sur ses trois entités (Altice International, Altice France et Altice USA).
Pour alléger le bilan de son groupe, Patrick Drahi étudie d’autres options, dont la vente de ses 92 datacenters en France : pour cela, il serait en discussions avancées avec le fonds d’infrastructure de Morgan Stanley, Morgan Stanley Infrastructure Partners, rapportait Les Echos le 6 septembre.
En outre, d’autres banques ont été mandatées pour d’autres actifs, comme Morgan Stanley et Goldman Sachs pour le spécialiste de la publicité vidéo en ligne Teads, rapporte Le Monde.
Cet été, plusieurs médias avaient aussi évoqué une possible vente de certains actifs du pôle médias d’Altice (BFMTV, BFM Business, la radio RMC, etc.). «Début août, Patrick Drahi a été très clair. Ils ne sont pas à vendre», a cependant rappelé Arthur Dreyfuss, le PDG d’Altice France, dans Le Figaro du 28 août.
Ces annonces de projets de cession interviennent alors que le groupe fondé par Patrick Drahi est sous le coup, depuis la mi-juillet, d’une enquête des autorités fiscales au Portugal, marquée par l’arrestation d’Armando Pereira, associé historique de Patrick Drahi, puis par l’annonce de plusieurs démissions et départs de personnalités de premier plan. Altice avait indiqué, début août, avoir «pris des mesures immédiates et s’efforcer de protéger les intérêts du groupe et de toutes les parties prenantes».
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