Orange augmente ses objectifs pour 2026 après un semestre robuste
L’opérateur de télécommunications Orange a relevé mardi ses principaux objectifs financiers pour 2026, afin de tenir compte de la consolidation de MasOrange et après avoir enregistré une croissance soutenue de ses résultats au premier semestre.
Dorénavant, Orange prévoit pour cette année un Ebitdaal en croissance de plus de 4% par rapport à 2025 sur une base comparable et un flux de trésorerie organique des activités télécoms d’environ 4,3 milliards d’euros. Précédemment, les dirigeants tablaient pour 2026 sur une hausse de plus de 3% sur un an de l’Ebitdaal et sur un flux de trésorerie organique des activités télécoms d’environ 4 milliards d’euros. Le groupe compte toujours faire preuve de «discipline» sur les investissements (eCapex), qui devraient représenter autour de 15% du chiffre d’affaires cette année.
Orange a rehaussé ses principaux objectifs financiers pour cette année afin de tenir compte de la consolidation sur sept mois de l’entreprise MasOrange en Espagne, dont le groupe a pris le contrôle exclusif en juin dernier. La confiance des dirigeants repose également sur les résultats de bonne facture et supérieurs aux attentes des analystes que le groupe a enregistré au premier semestre de l’année.
L’Ebitdaal du groupe, qui constitue le principal indicateur de sa rentabilité, a atteint 6,13 milliards d’euros au premier semestre de 2026, en amélioration de 8% sur un an en données publiées et de 5% sur une base comparable. Au cours du semestre écoulé, le chiffre d’affaires d’Orange a progressé de 5,5% en données publiées par rapport à la période correspondante de 2025, à 20,95 milliards d’euros, faisant ressortir une croissance de 3,5% en données comparables.
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Supérieur aux attentes
D’après un consensus fourni par Orange, les intermédiaires financiers tablaient pour le premier semestre sur un Ebitdaal de 6,11 milliards d’euros et sur un chiffre d’affaires de 20,76 milliards d’euros, au point médian. La performance d’Orange s’appuie notamment sur la progression soutenue de ses ventes et de ses résultats dans les zones Europe et Afrique & Moyen-Orient.
En outre, Orange a réalisé pour 3,18 milliards d’euros d’eCapex au cours du semestre écoulé, hors licences, un montant en augmentation de 5,3% en données publiées et de 2,7% en données comparables. Son flux de trésorerie organique des activités télécoms est ressorti à 2,17 milliards d’euros sur la période, en hausse marquée de 29,8% en données publiées.
En plus de la prise de contrôle de MasOrange en Espagne, Orange a franchi un autre jalon majeur de sa stratégie de consolidation en Europe lors du premier semestre de l’année en signant avec ses concurrents Bouygues Telecom et Free un protocole d’accord pour l’acquisition des principaux actifs d’Altice France, parmi lesquels SFR, sur la base d’une valeur d’entreprise de 20,35 milliards d’euros. La signature de la documentation juridique définitive est attendue au second semestre de cette année, tandis que la réalisation de la transaction, soumise à l’approbation des autorités compétentes, pourrait intervenir au second semestre de 2027.
Selon le protocole d’accord, Orange doit reprendre environ 27% des actifs de SFR pour une valeur d’entreprise estimée à 5,6 milliards d’euros. L’opération permettrait notamment à l’ex-France Télécom d’ajouter près de 4 millions de clients à sa base d’abonnés dans la téléphonie en France.
Orange s’attend à ce que l’opération entraîne des synergies de coûts supérieures à 500 millions d’euros en rythme annuel cinq ans après sa finalisation, principalement grâce à l’optimisation des infrastructures, du réseau et des actifs de distribution. Le groupe prévoit de financer l’opération par de la dette, tout en conservant un ratio dette nette sur Ebitdaal des activités télécoms autour de 2 à moyen terme. Orange chiffre les coûts d’intégration à environ 1,3 milliard d’euros sur cinq ans.
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