NRJ Group a les cartes en mains pour décider de vendre sa filiale Towercast
NRJ Group pourrait enfin boucler un dossier qu’il n’a jamais réussi à concrétiser au cours de ces quinze dernières années. La vente de sa filiale de pylônes de diffusion Towercast vient de franchir la dernière étape avant la décision finale. En fin de semaine dernière, selon BFM, Itas TIM, l’un des concurrents de Towercast, ainsi que le fonds Ofi InfraVia ont déposé une offre de reprise auprès de DC Advisory, la banque mandatée pour la vente par NRJ Group. Les différents protagonistes n’ont pas souhaité faire de commentaire.
Les valorisations avancées vont de 150 à 180 millions d’euros, soit 5,3 à 6,3 fois le montant de l’Ebitda 2013 de Towercast, un multiple légèrement inférieur à celui de 7 fois l’Ebitda envisagé il y a quelques mois pour l’offre de rachat du fonds Dering sur les actifs français de TDF, premier diffuseur de l’Hexagone. A 7 fois l’Ebitda, la valorisation de Towercast approcherait les 200 millions d’euros, soit près de 30% de la capitalisation boursière de NRJ Group vendredi soir.
Cet écart de valorisation risque de refroidir le vendeur. Jean-Paul Baudecroux, le PDG et premier actionnaire de NRJ Group, a déjà par le passé renoncé à vendre Towercast en raison d’un prix jugé insuffisant. Le groupe de chaînes de radio et de télévision n’a pas non plus besoin de liquidités coûte que coûte. Fin 2013, NRJ Group disposait d’un excédent net de trésorerie de 102,9 millions d’euros. Enfin, Towercast reste un actif extrêmement rentable avec une marge d’Ebitda de 51% en 2013.
Ce projet de cession intervient alors que la vente de TDF patine. Dering n’ayant pas trouvé le financement suffisant pour boucler son offre, son concurrent PSP a rouvert récemment le dossier. Mais les mouvements entre opérateurs de télécoms français, qui utilisent une partie des pylônes de TDF, compliquent les discussions. L’accord de partage de réseaux et de mutualisation des infrastructures signé entre SFR et Bouygues Telecom risque en effet de priver TDF d’une partie de ses revenus.
Bouygues Telecom a vendu 2.000 de ses pylônes de transmission à Antin Infrastructure fin 2012 pour 200 millions d’euros.
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