M6 a vu sa marge progresser au premier trimestre
Le groupe audiovisuel M6 a fait état mardi d’une progression de sa marge de résultat opérationnel courant au premier trimestre 2026 et a indiqué s’attendre à une forte hausse de ses audiences au deuxième trimestre, grâce à la diffusion exclusive en clair de la Coupe du monde de football.
Pour les trois premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires de M6 s’est inscrit à 297,7 millions d’euros, en recul de 5,5%, par rapport à la période correspondante de 2025, dans un environnement économique qualifié de dégradé. Sur la période, les revenus publicitaires du groupe ont baissé de 5,9%, à 239 millions d’euros.
Au premier trimestre, le résultat opérationnel courant a progressé de 2,1% sur un an, à 49,1 millions d’euros, représentant 16,5% du chiffre d’affaires, en amélioration de 1,2 point de pourcentage. Cette progression de la rentabilité s’explique par «la transformation du groupe» et par «une gestion rigoureuse de nos coûts», a commenté David Larramendy, le président du directoire de M6, cité dans un communiqué.
Compte tenu de la mauvaise orientation du marché publicitaire, M6 a annoncé en février dernier le lancement d’un plan de réduction des coûts de 80 millions d’euros à horizon 2030. «Ces économies porteront majoritairement sur l’optimisation des coûts de production ainsi que la simplification de nos process et la réduction de nos coûts techniques», avait alors précisé le groupe.
A lire aussi: M6 lance un plan d'économies de 80 millions d'euros
Pas d’objectifs chiffrés
En matière de perspectives, M6 ne se fixe pas d’objectifs financiers pour 2026. Le groupe a toutefois indiqué anticiper «de fortes audiences ainsi que des recettes publicitaires en hausse» au deuxième trimestre, à l’occasion de la diffusion de la Coupe du monde de football. La diffusion exclusive en clair de cet évènement à partir du 11 juin prochain aura un effet positif sur les flux de trésorerie de M6 cette année, mais négatif sur la rentabilité.
A l’horizon 2028, M6 prévoit toujours d’atteindre un chiffre d’affaires supérieur à 200 millions d’euros pour sa plateforme M6+ de vidéos en ligne à la demande, ou streaming, ce qui représenterait environ 1 milliard d’heures visionnées.
Plus d'articles du même thème
-
Air Liquide confirme ses objectifs 2026 après un début d'année en douceur
Le producteur de gaz industriels affiche une légère croissance organique au 1er trimestre, mais subit des effets de change défavorables. -
Diot-Siaci vise l’Europe et l’Asie du Sud-Est
Porté par ses acquisitions, le courtier annonce un chiffre d’affaires en forte progression de 28% à 1,31 milliard d’euros en 2025. Il vise 2 milliards de revenus en 2029, un objectif dont l'atteinte passe par la croissance externe. -
Exosens confirme ses objectifs financiers 2026 après un bon début d'année
Le spécialiste des capteurs de haute technologie pour la défense et le nucléaire a réalisé un chiffre d'affaires de 122,6 millions d'euros au 1er trimestre, en hausse de 19,7 %, une performance meilleure qu'attendue.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- La Suisse publie sa proposition de loi «too big to fail» sur mesure pour UBS
- Intel pulvérise les attentes grâce aux centres de données et à l'IA
Contenu de nos partenaires
-
Mali : après la mort du ministre de la Défense, le pays fragilisé face aux djihadistes
Après une série d’attaques coordonnées survenues lundi 27 avril, revendiquées par un groupe jihadiste et les rebelles touareg du FLA, le Mali traverse une nouvelle zone de turbulences. La mort du ministre de la Défense et le retrait de mercenaires russes accentuent la pression sur la junte -
Guerre au Moyen-Orient : Washington dit examiner les propositions iraniennes pour débloquer le détroit d'Ormuz
Washington - Les Etats-Unis ont dit lundi examiner les dernières propositions iraniennes pour débloquer le détroit d’Ormuz, deux mois après le déclenchement de l’offensive israélo-américaine qui fragilise l'économie mondiale. Une nouvelle proposition iranienne est «en cours d’examen», a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, après des informations de presse selon lesquelles Téhéran a fait une nouvelle offre via les médiateurs pakistanais. Les tentatives de relance des discussions sur un arrêt durable des hostilités et la réouverture du détroit d’Ormuz - ébauchées il y a plus de deux semaines au Pakistan - ont jusqu'à présent échoué face à la fermeté affichée par les deux camps, bien qu’un cessez-le-feu soit en vigueur depuis bientôt trois semaines. Avant la guerre, quelque 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux passait par le détroit, désormais soumis à un double blocus iranien et américain qui fait flamber les cours. Selon le site Axios - relayé par l’agence officielle iranienne Irna - Téhéran a formulé une nouvelle offre qui vise à rouvrir le détroit tout en renvoyant à une date ultérieure les négociations sur le dossier nucléaire. «Mieux que ce que nous pensions» A Washington, où le président Donald Trump a conduit une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité lundi, l’administration américaine ne s’est pas exprimée sur le détail de la proposition. «Nous n’allons clairement pas négocier par voie de presse», a indiqué le secrétaire d’Etat Marco Rubio, interrogé sur le sujet. L’offre «est meilleure que ce que nous pensions qu’ils nous proposeraient», a-t-il toutefois assuré. Mais «nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d’avoir à tout moment l’arme nucléaire à leur portée», a insisté le diplomate. Après l’annulation par les Etats-Unis d’un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine. Il a à cette occasion imputé l'échec des pourparlers aux «exigences excessives» des Etats-Unis. M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l’Iran malgré les milliers de frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports. «Il est devenu évident que la République islamique est un système stable, robuste et puissant», a-t-il déclaré à M. Poutine, selon la télévision d’Etat russe. Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera «tout» pour que «la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible», a de son côté assuré le président russe, soulignant vouloir «continuer sa relation stratégique» avec l’Iran. Bilan révisé à Minab Téhéran exige en vue d’une normalisation dans le Golfe des «garanties crédibles» pour sa sécurité, a déclaré l’ambassadeur iranien Amir Saeid Iravani lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU au cours de laquelle des dizaines de pays ont condamné le blocage du détroit d’Ormuz. Le Parlement iranien prépare une loi prévoyant de placer celui-ci sous l’autorité des forces armées. Selon ce texte, les navires israéliens auraient l’interdiction d’y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens. «Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d’instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l’utiliser», a répliqué Marco Rubio sur Fox News. Sur le terrain, à Téhéran, «la situation est devenue effrayante», témoigne Farshad, un chef d’entreprise de 41 ans. «Les gens sont choqués de ne pas avoir d’argent pour acheter quoi que ce soit ou pour manger», dit-il à l’AFP. Déclenchée par une attaque des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février, la guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban. Le bombardement au premier jour de la guerre de l'école de Minab, dans le sud de l’Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d’Etat iranienne. Sur le front libanais, des frappes israéliennes dans le sud du pays, où Israël dit viser le Hezbollah pro-iranien, ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé. Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d’après un décompte de l’AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé. Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé son refus des négociations directes prévues entre le Liban et Israël sous l'égide des Etats-Unis. les bureaux de l’AFP à Moscou, Téhéran, Jérusalem et Beyrouth © Agence France-Presse -
Fusillade à Washington : le suspect inculpé de tentative d’assassinat contre Donald Trump
Cole Tomas Allen, 31 ans, ancien enseignant en Californie, a été inculpé pour tentative d’assassinat contre Donald Trump après l’attaque armée survenue samedi soir au Washington Hilton, en marge du dîner des correspondants de la Maison-Blanche