LVMH a été touché par des effets de change négatifs au premier semestre
A hauteur de 235 millions d’euros, l’impact des taux de change a été lourd pour LVMH au premier semestre, en particuliers sur les activités «mode et maroquinerie» et «montres et joaillerie». Le résultat opérationel courant ressort à 2,57 milliards d’euros, en recul de 5% comparé au premier semestre 2013. Les ventes sont en croissance de 3% à 14 milliards d’euros.
Hors effets de change, la croissance organique des ventes s'établit à 5% en glissement annuel. Sur le seul deuxième trimestre, elle atteint 3%, une période qui affiche «des tendances comparables à celles du premier trimestre dans les différentes régions du monde à l’exception du Japon qui avait connu une avancée particulièrement rapide sur les trois premiers mois de l’année», souligne le groupe. A +3%, la croissance organique est en deçà des attentes des analystes qui tablaient sur un chiffre similaire à celui du premier trimestre (+6%).
Au Japon, la hausse en avril de trois points de pourcentage de la TVA a été accompagnée d’un ralentissement de la demande pour les spiritueux et les montres. La semaine dernière, Hermès avait fait état d’une baisse de 6,3% de ses ventes trimestrielles dans l’Archipel. Situation identique en Chine où les ventes de cognac sont pénalisées par le contexte politique, conduisant à une poursuite du déstockage. Le résultat opérationnel courant de la division «vins et spiritueux» s’est contracté de 15% sur les six premiers mois de l’année et les ventes ont reculé de 1% (en organique). Les mesures anticorruption en Chine et les effets de change ont également pesé sur la division «montres et joaillerie», avec un résultat opérationnel en chute de 31%. «Il faudra des mois, sinon des trimestres pour que les tendances s’améliorent», a reconnu hier lors d’une conférence téléphonique Jean-Jacques Guiony, le directeur financier de LVMH. Le groupe peut toutefois se féliciter de la résistance de Louis Vuitton, dont les marges sont restées stables.
Au bout du compte, le résultat net part du groupe totalise 1,5 milliard d’euros sur le semestre, en recul de 4% sur un an. Pour la deuxième moitié de l’année, le groupe se dit confiant grâce «aux nombreux lancements de produits prévus» et à son «expansion géographique dans les marchés porteurs». Un acompte sur dividende de 1,25 euro sera mis en paiement le 4 décembre prochain.
Plus d'articles du même thème
-
La victoire de Lula fait vaciller les marchés brésiliens
Le président brésilien sortant a battu Flavio Bolsonaro à la surprise générale avec 51,8% des suffrages. Les investisseurs avaient parié sur la victoire du fils de l’ancien président, plus pro-marché. Le real chute de 9% face au dollar et la Bourse de 14%. -
Les entreprises payent plus cher leurs émissions obligataires
Les transactions ont repris la semaine passée sur le marché primaire euro. La demande est là mais exige d'être rémunérée pour un niveau de risque jugé plus élevé. -
Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Le géant américain de la technologie veut continuer à réduire ses effectifs. Il propose un plan de départ volontaire à plus d'un quart de ses salariés. Seuls les Etats-Unis, le Canada, l'Inde et le Royaume-Uni sont concernés.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
IdiocratieParcoursup ou le tabou français de la sélection
Le gouvernement promet de réformer Parcoursup en 2027 avant de remplacer la plateforme en 2028. Derrière la mobilisation lycéenne, une bataille plus profonde se joue : celle de la sélection et de la valeur des diplômes -
Victoire à la PyrrhusBrésil : pourquoi le nouveau mandat de Lula s'annonce difficile
Le président brésilien de gauche peut se réjouir de sa spectaculaire remontada mais la forte progression du nombre de parlementaires bolsonaristes devrait compliquer son mandat -
EditorialVive la sélection à l’université !
Dans une société qui postule la singularité de chaque individu, la sélection ne peut pas ne pas exister. Et ce n’est pas une mauvaise chose