LVMH a été touché par des effets de change négatifs au premier semestre

La résultat opérationnel courant a reculé de 5% sur un an. La hausse de la TVA au Japon a pesé au deuxième trimestre
Antoine Duroyon

A hauteur de 235 millions d’euros, l’impact des taux de change a été lourd pour LVMH au premier semestre, en particuliers sur les activités «mode et maroquinerie» et «montres et joaillerie». Le résultat opérationel courant ressort à 2,57 milliards d’euros, en recul de 5% comparé au premier semestre 2013. Les ventes sont en croissance de 3% à 14 milliards d’euros.

Hors effets de change, la croissance organique des ventes s'établit à 5% en glissement annuel. Sur le seul deuxième trimestre, elle atteint 3%, une période qui affiche «des tendances comparables à celles du premier trimestre dans les différentes régions du monde à l’exception du Japon qui avait connu une avancée particulièrement rapide sur les trois premiers mois de l’année», souligne le groupe. A +3%, la croissance organique est en deçà des attentes des analystes qui tablaient sur un chiffre similaire à celui du premier trimestre (+6%).

Au Japon, la hausse en avril de trois points de pourcentage de la TVA a été accompagnée d’un ralentissement de la demande pour les spiritueux et les montres. La semaine dernière, Hermès avait fait état d’une baisse de 6,3% de ses ventes trimestrielles dans l’Archipel. Situation identique en Chine où les ventes de cognac sont pénalisées par le contexte politique, conduisant à une poursuite du déstockage. Le résultat opérationnel courant de la division «vins et spiritueux» s’est contracté de 15% sur les six premiers mois de l’année et les ventes ont reculé de 1% (en organique). Les mesures anticorruption en Chine et les effets de change ont également pesé sur la division «montres et joaillerie», avec un résultat opérationnel en chute de 31%. «Il faudra des mois, sinon des trimestres pour que les tendances s’améliorent», a reconnu hier lors d’une conférence téléphonique Jean-Jacques Guiony, le directeur financier de LVMH. Le groupe peut toutefois se féliciter de la résistance de Louis Vuitton, dont les marges sont restées stables.

Au bout du compte, le résultat net part du groupe totalise 1,5 milliard d’euros sur le semestre, en recul de 4% sur un an. Pour la deuxième moitié de l’année, le groupe se dit confiant grâce «aux nombreux lancements de produits prévus» et à son «expansion géographique dans les marchés porteurs». Un acompte sur dividende de 1,25 euro sera mis en paiement le 4 décembre prochain.

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