L’indice S&P 500 inscrit un nouveau record en séance

Il a franchi hier la barre des 2.000 points, soutenu par un regain des fusions-acquisitions et les perspectives de stimulus accru en Europe
Antoine Duroyon

L’indice S&P 500 a franchi hier en séance la barre symbolique des 2.000 points pour culminer à 2.001,94 points. Il s’est ensuite replié pour terminer la séance à 1.997,93 points, en hausse de 0,48%, et marque néanmoins un plus haut historique en clôture. Il y a seize ans, en février 1998, le S&P 500 avait franchi pour la première fois la barre des 1.000 points.

Ce cap franchi hier fait suite à la réunion des banquiers centraux à Jackson Hole et aux propos plutôt accommodants tenus par Mario Draghi, le président de la BCE. L’indice a grimpé de près de 100 points depuis le point bas touché en séance le 7 août, progressant sur neuf des douze jours de cotation afin d’effacer le recul de 3,9% qui a débuté le 24 juillet. Cette ascension a injecté plus de 900 milliards de dollars dans les cours de Bourse.

Selon des données compilées par Bloomberg, le S&P 500 croît à une vitesse qui n’est pas sans rappeler les années de la bulle internet. Des investisseurs qui détiennent l’indice depuis la remontée de mars 2009 observent une appréciation des prix de 195,5%, ou 24,5% par an en moyenne. Cela se compare avec un gain de 236%, ou 27,1% par an, pour une période équivalente prenant fin le 24 mars 2000. Un élément notable diffère toutefois. Si le S&P 500 se valorisait à près de 30 fois les bénéfices annuels de ses composantes au plus fort de la bulle internet, le multiple n’est que d’environ 19 aujourd’hui.

A Wall Street, les autres indices ont également clôturé dans le vert. Le Dow Jones s’est apprécié de 0,45% à 17.077 points, tandis que le Nasdaq a gagné 0,41% à 4.557 points. Les valeurs financières –JPMorgan et Goldman Sachs en tête– ont apporté leur contribution positive, alors que Morgan Stanley (+2,18%) s’est hissé à un niveau record depuis 2009. Un regain d’activité dans le domaine des fusions-acquisitions a également animé Wall Street, avec notamment l’acquisition d’InterMune par Roche et l’opération «fiscale» menée par Burger King auprès du canadien Tim Hortons. Le volume des titres échangés au cours de la séance est resté limité, selon des opérateurs de marché.

De ce côté-ci de l’Atlantique, l’indice Stoxx Europe 600 a terminé la séance sur un gain de 1,10%. A Paris, l’indice CAC 40 a pris 2,1% à 4.342,11 points.

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