L’incertitude persiste sur le rythme de désendettement de Veolia

Le dossier Transdev a peu de chances d’être réglé avant l’automne. Veolia songe aussi à céder sa participation dans les eaux de Berlin
Yves-Marc Le Reour
Antoine Frerot, PDG de Veolia Environnement (photo REA)
Antoine Frerot, PDG de Veolia Environnement (photo REA)  - 

Le chemin des cessions d’actifs semble encore semé d’embûches pour Veolia. Le schéma évoqué d’une montée à 60% de la Caisse des Dépôts (CDC) dans Veolia Transdev (VTD), accompagné d’un refinancement de cette filiale, signifierait que le groupe français serait contraint de rester actionnaire à hauteur de 40% dans la coentreprise, «avec sans doute peu de visibilité quant à la possibilité de céder cette participation dans un proche avenir», estiment les analystes d’Oddo Securities. En contrepartie, «Veolia pourrait déconsolider 700 millions d’euros de dettes incluses dans son endettement net fin 2011», ajoutent-ils.

Une telle déconsolidation «n’est pas évidente», selon les analystes de Raymond James qui jugent le désaccord entre les deux actionnaires de Transdev préjudiciable aux intérêts de Veolia. Celui-ci doit de plus résoudre la question du transfert des 66% détenus par VTD dans la compagnie maritime SNCM. L’alternance politique contribuera à retarder les prises de décision, le nouveau directeur général de la CDC ne prenant ses fonctions que début juillet. S’il a peu de chances d’être réglé d’ici à l’automne, le dossier VTD figurera logiquement au menu de l’entretien prévu demain entre Antoine Frérot, PDG de Veolia, et le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg.

Concernant la vente de son activité d’eau régulée au Royaume-Uni et de celle des déchets solides aux Etats-Unis qui lui rapporterait au total environ 2,3 milliards d’euros, une finalisation de ces transactions semble possible au troisième trimestre, croit savoir le Wall Street Journal. La position du groupe a d’autre part évolué concernant les eaux de Berlin. Veolia détient jusqu’ici 24,95% de la régie municipale Berliner Wasserbetriebe, à égalité avec RWE qui veut céder ses parts à la ville-Etat, actionnaire majoritaire.

Après avoir échoué fin mai à faire bloquer en justice la vente des parts de l’électricien allemand, le groupe français avait annoncé son intention de faire appel. Mais une porte-parole de l’administration berlinoise a récemment indiqué avoir également «reçu une offre de vente de la part de Veolia». Selon des sources proches du dossier, cette cession pourrait rapporter 650 millions d’euros au groupe de services à l’environnement. De quoi contribuer à faire baisser sa dette sous les 12 milliards d’ici fin 2013, contre 15 milliards au 31 mars dernier.

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