L’IFA renforce ses règles de cumul des mandats pour les exécutifs
Alors que les conseils d’administration ou de surveillance se réunissent de plus en plus fréquemment, notamment pour être plus réactifs face à la crise, l’Institut français des administrateurs (IFA) dévoile ce matin ses préconisations pour les comités de nomination.
Sur la question épineuse du cumul des mandats, qui relève de la seule responsabilité du conseil, l’IFA recommande aux administrateurs n’occupant pas de responsabilité exécutive, de se limiter à cinq mandats dans des sociétés cotées en France ou à l’étranger (hors groupe). Les administrateurs exécutifs d’une société cotée devront se limiter à deux autres mandats. Ces deux seuils sont ceux que préconise déjà l’Association française de la gestion financière (AFG). En revanche, le code Afep-Medef reste plus souple, acceptant quatre autres mandats pour les exécutifs. Néanmoins, le nombre moyen de mandats extérieurs au groupe s'élevait seulement à 1 pour les sociétés du SBF 120, et à 1,28 pour les sociétés du CAC 40 en 2009, selon l’Afep-Medef. En outre, le document de référence devra être transparent sur les mandats en cours de chaque administrateur.
L’Institut recommande aussi au comité de nomination de revoir «annuellement» la situation d’indépendance de chaque administrateur au regard du code de gouvernance et de «porter les conclusions de cet examen à la connaissance des actionnaires dans son rapport annuel et au cours de l’assemblée générale». Des demandes déjà formulées par le code Afep-Medef…
Enfin, l’IFA propose d’élargir la mission du comité des nominations en lui confiant le suivi des procédures de prévention des conflits d’intérêts au sein du conseil. Pour sa part, l’AFG confie déjà cette mission à l’administrateur référent ou au comité des nominations.
Au-delà de ces recommandations, l’IFA a dévolu cinq principales missions au comité des nominations : définir le conseil cible (taille, typologie des administrateurs,…) et proposer un choix de nouveaux administrateurs au conseil; organiser le renouvellement des administrateurs et la succession des mandataires sociaux; prévoir l’intégration et la formation des nouveaux administrateurs; veiller au bon fonctionnement du conseil (évaluation, mise en place d’un administrateur référent, utiliser la fonction de censeur «comme sas d’entrée pour de futurs administrateurs»); et enfin contrôler l’application des règles de gouvernance imposées par le conseil.
Plus d'articles du même thème
-
Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
Les valeurs technologiques ont connu une nouvelle semaine difficile, notamment les semi-conducteurs en Corée. Elles restent néanmoins à des niveaux élevés et beaucoup d’investisseurs misent toujours sur le secteur. Mais les défis s’accumulent. -
La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
Même si les obligations indexées sur l’inflation ont pu connaître des périodes décevantes, comme entre 2010 et 2019, des investisseurs les ont intégrées dans leur allocation structurelle. -
«Nous continuons de penser qu’une hausse des taux Fed est probable»
Thomas Brulat-Aulan, directeur de la gestion taux listed assets chez Sienna IM.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
Chaud devantAprès la canicule, l'hôpital entre mesures express et promesses à dix ans
Il faudra attendre des semaines pour pouvoir tirer le bilan humain de cet épisode historique de canicule -
Coup de chaudLe torchon brûle entre la grande distribution et l'industrie agroalimentaire
Les esprits s'échauffent entre la grande distribution et ses fournisseurs agroalimentaires. La température ne semble pas près de retomber -
Face aux chaleurs extrêmes les pièges du « travailler moins »
Le débat s’enflamme sur l’adaptation du travail à la canicule, mais il n'échappe pas aux limites économiques du pays