L’ex-Orpea se remet dans le bon sens avec son regroupement d’actions
Orpea est en passe de tourner la page de plus de deux ans de cauchemars. Après avoir mener à bien sa lourde restructuration financière avant de, tout récemment, changer de nom pour Emeis, le gérant de maisons de retraite vient de boucler son opération de regroupement de titres.
L’objectif : retrouver une certaine normalité boursière. A la suite d’augmentations de capital extrêmement dilutives, notamment sous l’effet de conversion de dettes, l’action Orpea était en effet devenue une «penny stock» - un statut péjoratif qui qualifie les titres valant moins d’un euro – et même une «ultra penny stock» avec un cours tombé proche de 0,01 euro.
159 millions d’actions
Pour sortir de cet état peu enviable, la société a procédé au regroupement de 1.000 actions existantes d’une valeur nominale d’un centime pour une nouvelle d’une valeur nominale de 10 euros. En conséquence, le nombre de titres composant le capital est passé de 159 milliards à 159 millions. Les nouvelles actions se sont vues attribuer le code Isin FR001400NLM4.
«Les actionnaires n’ayant pas pu obtenir un nombre d’actions anciennes multiple de mille (1.000) seront indemnisés à hauteur de leurs droits formant rompus dans un délai de 30 jours maximum par leur intermédiaire financier, soit jusqu’au 23 avril 2024 inclus», indique par ailleurs Emeis.
Cette opération purement technique semblait redonner des couleurs à l’action ce vendredi. En milieu de journée, elle grimpait de plus de 8%, à 14 euros, portant même sa hausse à 35% en trois séances, à un plus haut depuis début février lorsque le titre valait 0,0144 euro (avant regroupement).
A lire aussi: L'avenir d'Atos s'obscurcit, l'intervention de l'Etat se précise
Plus d'articles du même thème
-
Les stratégistes reviennent sur la tech américaine et les taux courts européens
Alors que la réouverture du détroit d’Ormuz renforce l’optimisme sur un accord entre les Etats-Unis et l’Iran, stratégistes de banques et gérants avaient déjà commencé à bouger leurs pions vers les actions américaines et les obligations en Europe. -
Le pétrole tombe sous 90 dollars après des annonces iraniennes
Le cours de l’or noir a subitement plongé de plus de 6% vendredi après-midi après que des responsables iraniens ont annoncé la réouverture du détroit d’Ormuz. Les marchés actions en profitent largement. -
Bouygues, Free et Orange entrent en discussions exclusives pour racheter SFR
Le trio propose désormais 20,35 milliards d'euros pour une large partie des actifs d'Altice France. Bouygues Telecom obtiendrait la plus grande part avec 42%.
ETF à la Une
UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- A la Société Générale, le nombre de banquiers millionnaires a baissé en 2025
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Lunettes connectées : le pari à haut risque d'EssilorLuxottica
- Macif veut continuer à faire sauter les cloisons de l’assurance
Contenu de nos partenaires
-
À Saint-Étienne, le maire souhaite un jumelage avec une collectivité palestinienne.
Nouvellement élu, le socialiste Régis Juanico a annoncé un jumelage avec une collectivité palestinienne en remplacement de celui avec la commune israélienne de Nof HaGalil. Une décision dénoncée par le Crif local. -
Emmanuel Macron et Donald Tusk vont sceller un rapprochement stratégique franco-polonais
Dans une volonté stratégique de souveraineté européenne, Emmanuel Macron se rend en Pologne ce lundi 20 avril pour acter un rapprochement avec son allié polonais, Donald Tusk. -
Viril mais correct« Un pot de gélatine » : Bernard Cazeneuve flingue Olivier Faure et sort de sa réserve pour la présidentielle de 2027
Le Normand a la réputation d’être « violemment modéré ». Ce samedi, il a surtout montré qu’il savait cogner, en ciblant le premier secrétaire du PS sous les rires et les applaudissements de ses soutiens, réunis à l’Assemblée nationale