Les trésoreries des grandes entreprises confirment leur normalisation
Ce début d’année 2010 semble de bon augure pour les trésoriers des grandes entreprises françaises. Pour le troisième mois consécutif, la situation de la trésorerie d’exploitation est revenue à un niveau jugé normal, avec un solde d’opinion autour de zéro (voir graphique), constate le baromètre mensuel AFTE/COE-Rexecode. La trésorerie globale continue à s’améliorer et retrouve ses niveaux élevés d’avant-crise (2006-2007) avec un solde d’opinion positif de 10% sur les trois derniers mois.
Le pétrole, comme la parité euro/dollar, continuent cependant à peser sur les trésoreries. Si un tiers seulement des entreprises déclarent que le pétrole a un impact sur leur trésorerie, près de 60% s’estiment concernées par l’effet change.
Du côté des financements, la situation stagne. Les marges de crédits bancaires continuent à augmenter, et depuis septembre dernier, le solde d’opinion se stabilise, ne laissant pas sous-entendre une prochaine baisse des marges. L’écart de taux entre les nouveaux crédits et l’Euribor à trois mois se stabilise autour de 280 points de base pour les crédits à plus d’un an ou continue de progresser à près de 120 points de base pour les crédits à moins d’un an. Néanmoins, «avec la baisse des taux directeurs, le coût global d’emprunt pour les entreprises a tout de même fortement baissé depuis le début de la crise financière», relève le baromètre. En attendant, la recherche de financement demeure difficile et se détériore même avec un solde d’opinion de -19 %.
En revanche, les délais de paiement des clients n’augmentent que légèrement. Le solde d’opinion à 12,5 renoue avec son niveau d’avant-crise, contre près de 40 fin 2008.
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