Les reports ou annulations d’IPO sont au plus haut depuis 2008 en Europe
Entrouverte quelques semaines au printemps, la fenêtre de tir pour les introductions en Bourse s’est brusquement refermée, principalement en Europe. Cette semaine, trois groupes ont dû rebrousser chemin: le néerlandais Agendia (tests génétiques) et les français Inside Secure (puces et sécurité électroniques) et surtout Verallia (bouteilles en verre), le plus important report depuis celui du danois ISS (services aux entreprises) en mars 2011.
Ces trois opérations avortées portent, selon Dealogic, à 38 le nombre d’IPO annulées ou reportées depuis le début de l’année dans la zone Europe, Moyen-Orient, Afrique (EMEA), pour une valeur totale de 15,3 milliards de dollars. Il s’agit d’un record depuis 2008. 38 opérations avaient alors été arrêtées à la même époque mais pour un montant inférieur (8,9 milliards de dollars). 19 des 38 opérations annulées ou reportées dans la région EMEA cette année l’ont été après leur lancement officiel, précise Dealogic, essentiellement en raison de conditions de marché jugées défavorables. Au total, 139 IPO ont été annulées cette année dans le monde, représentant un montant cumulé de 33,6 milliards de dollars.
Ces reports ou annulations démontrent la frilosité des investisseurs à s’engager sur de nouveaux dossiers, par nature plus risqués. Une aversion au risque qui ne signifie pas qu’une IPO soit totalement impossible: 49 sont ainsi attendues d’ici à la fin juin, selon Dealogic, pour un montant de 8,1 milliards de dollars, dont 11 en EMEA. Mais le marché actuel incite les acheteurs à se montrer extrêmement exigeants en matière de valorisation. Prada en a fait les frais. Le groupe de luxe, dont la cotation débute aujourd’hui à Hong-Kong, n’a levé que 2,14 milliards de dollars, contre 2,6 milliards escomptés. Et le placement à Hong-Kong n’a pas été totalement souscrit.
{"title":"","image":"77208»,"legend":"reports \/ annulations IPO»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Tim Cook annonce son départ d’Apple
L’emblématique président-directeur général d’Apple sera remplacé par John Ternus dont le nom circulait déjà depuis plusieurs semaines. -
OPmobility maintient ses objectifs malgré la chute de ses revenus
L'équipementier automobile a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires de plus de 6% au premier trimestre 2026. Les dirigeants visent toujours une hausse de la marge opérationnelle, du résultat net et du flux de trésorerie disponible cette année. -
Les retards de paiement sont soumis au crash test de la facture électronique
Ellisphere note un repli du retard moyen à 15,3 jours en France au premier semestre. Une tendance qui reste fragile.
ETF à la Une
UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Lunettes connectées : le pari à haut risque d'EssilorLuxottica
- L'entrée en relation bancaire numérique embarrasse les réseaux traditionnels
Contenu de nos partenaires
-
Prix de l’énergie : les mesures d'aides aux entreprises vont se « poursuivre en mai », indique Roland Lescure
Alors que les prix du carburant ont flambé en raison de la guerre au Moyen-Orient, le ministre de l’Economie, Roland Lescure, indique que Sébastien Lecornu doit faire de nouvelles annonces « en fin de journée » -
Apple : Tim Cook va quitter la direction du groupe début septembre
Tim Cook va passer la main à John Ternus, responsable des produits physiques (de l’iPhone au Mac), début septembre et va devenir président du conseil d’administration de la firme à la pomme -
Immigration: Bruno Retailleau veut mettre l'Espagne « au ban des nations européennes »
Paris - Le candidat de LR à la présidentielle, Bruno Retailleau, veut «mettre à ban des nations européennes» l’Espagne du Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, après son annonce de régularisation massive de près d’un demi-million de sans-papiers pour soutenir l'économie de son pays. A rebours du durcissement migratoire observé dans une grande partie de l’Europe, l’Espagne a lancé il y a une semaine un vaste plan de régularisation de sans-papiers. «On ne peut pas supporter la régularisation massive telle que M. Sanchez la fait», a affirmé sur LCI le patron des Républicains qui craint que les immigrés qui obtiennent des papiers en Espagne ne traversent ensuite la frontière pour rejoindre la France. Considérant la décision du gouvernement de centre gauche espagnol «contraire à l’esprit européen», il a promis de «rétablir les contrôles aux frontières», assurant que la France était autorisée à adopter ce genre de mesure en cas de «crise». «Je mettrais (l’Espagne) au ban des nations européennes», a ajouté l’ancien ministre de l’Intérieur. Pour imposer cette mesure, le patron de LR compte sur les pays européens qui sont «en majorité» dirigés par la droite. «Heureusement aujourd’hui l’Europe a changé», a-t-il estimé. L’Espagne est l’une des trois principales portes d’entrée de l’immigration en Europe, avec l’Italie et la Grèce, majoritairement via son archipel des Canaries, au nord-ouest de l’Afrique. © Agence France-Presse