Les pratiques de paiement se dégradent en France
Certes, la France reste dans le trio de tête européen en matière de paiements. Néanmoins, la situation s’y est dégradée au troisième trimestre selon le dernier pointage réalisé par Altares. Le retard de paiement moyen est passé à 12 jours contre 11,6 jours trois mois plus tôt. La France efface ainsi tous les progrès réalisés depuis septembre 2008 et qui lui avaient permis de tomber à un plancher de 11,6 jours de retard fin juin.
Si Altares note une dégradation marquée dans le bâtiment (de 8,6 à 9,3 jours), il pointe aussi une situation plus difficile dans les transports (de 13,1 à 13,6 jours) et dans l’industrie (de 11,1 à 11,6 jours).
Au total, seules 31,7% des entreprises paient à l’échéance en France. Elles étaient 33,1% dans ce cas trois mois auparavant. Le score est loin de la moyenne européenne de 38,5%. Point positif toutefois, les retards de plus de 60 jours restent marginaux dans l’Hexagone (2,6%) et inférieurs à la moyenne européenne (5,7%). Bref, en France, les retards de paiement «sont globalement moins importants mais plus fréquents qu’ailleurs en Europe», résume Altares.
Il n’empêche que la détérioration du troisième trimestre n’est en pas moins marquante. Car la France a évolué à l’inverse de la tendance européenne où les retards se sont réduits, de 14,9 à 14,8 jours (voir illustration). Surtout, la France a mis fin ce trimestre aux progrès effectués depuis 2008 pour se rapprocher de la référence allemande. Il y a trois mois, l’écart entre France et Allemagne était de 0,9 jour. Désormais, il est de 2,8 jours. Du jamais vu depuis la fin 2007.
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