Les PME françaises peinent à financer leur croissance interne et externe
Les conditions d’accès au crédit des PME ne s’améliorent pas, constate la neuvième édition du baromètre de KPMG et de la CGPME, réalisée auprès de dirigeants d’entreprises françaises de 10 à 500 salariés.
Plus de 90% des dirigeants interrogés déclarent rencontrer des difficultés financières, contre 84 % fin 2010. Les trois quarts des PME s’inquiètent de la flambée des matières premières et la moitié estime qu’une provision pour anticiper la volatilité du coût des matières premières en limiterait l’impact sur leur entreprise. De fait, les deux tiers des entreprises, contre la moitié en décembre, sont affectés par la hausse des coûts et des prix de leurs fournisseurs (voir graphique). Aussi, plus d’un quart des entreprises se restreignent dans leurs investissements et dans leurs demandes de crédit bancaire.
Pourtant, 61% des entreprises déclarent avoir besoin d’au moins un financement, dont 34% pour leur exploitation et 36% pour leurs investissements. En particulier, les demandes de crédit pour des opérations de croissance externe sont en forte hausse en trois mois (+10%) et concernent près d’un tiers des entreprises (31%).
En attendant, deux tiers de ces PME (70%) – particulièrement les entreprises industrielles (78%) – invoquent au moins une mesure de durcissement de la part de leur banque (contre 64% en 2010). Elles fustigent des frais élevés ou des montants prêtés plus faibles que souhaités (45%, + 2 points), des demandes de garanties supplémentaires (36%, +4 points), et des demandes de cofinancements (39%, stable). Aussi, les dirigeants de PME sont plus nombreux (47%, + 2 points) à se déclarer prêts à regarder les offres des banques concurrentes, particulièrement les petites structures, de 20 à 49 salariés (60%).
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