Les perspectives d’activité de Puma surprennent agréablement le marché
Ce n’est pas tant le bénéfice trimestriel de Puma, conforme aux attentes, que ses perspectives d’activité qui ont entraîné une hausse de 5,75% du titre hier à la Bourse de Francfort, l’action ayant clôturé à 220,60 euros. Le numéro trois mondial des équipements sportifs a en effet annoncé qu’il ciblait «un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros pour l’exercice en cours», ce qui correspond à une hausse de 11% par rapport aux 2,7 milliards dégagés en 2010. Cette progression sera nettement supérieure à la fourchette de 5 à 9% indiquée en février dernier par la filiale de PPR. Sa croissance bénéficiaire devrait toutefois être inférieure à celle des ventes cette année, en raison d’une «hausse modérée attendue des coûts d’approvisionnement et des salaires au cours du second semestre», a précisé Puma qui continue de tabler sur une augmentation d’environ 5% du bénéfice net en 2011.
Le chiffre d’affaires à fin mars a bondi de 13,2% à 773,3 millions d’euros (+9,3% à taux de change constants) pour un bénéfice net en hausse de 7,1% à 77,7 millions. «Nous avons été capables de compenser l’impact négatif de la catastrophe naturelle au Japon puisque la région Asie-Pacifique a contribué positivement aux ventes», a déclaré le PDG Jochen Zeitz. Les investissements consacrés au développement de nouveaux produits et aux actions marketing ont amputé en rythme annuel de 1,5 point la marge d’exploitation qui ressort à 14,4%. La marge brute de 52,4% est restée constante, «ce qui est très positif», estime Bernd Müll, analyste chez LBBW. Son homologue Ingbert Faust chez Equinet retient pour sa part la «bonne surprise » constituée par des ventes supérieures au consensus.
La trésorerie nette s’est contractée de 29,6% à 262 millions d’euros d’une année sur l’autre, en raison d’un cash flow libre négatif de 113 millions pénalisé par une augmentation des stocks. Sur l’ensemble de l’année, Puma table sur «des investissements industriels de 80 millions d’euros» après 55 millions l’an dernier. L’équipementier sportif vise à plus long terme un chiffre d’affaires de 4 milliards à fin 2015. Il a récemment indiqué qu’il relèverait ses prix l’an prochain pour compenser la hausse du coût des matières premières. Il prévoit de distribuer un dividende correspondant à 20-25% de ses bénéfices à moyen terme, contre 13% l’an dernier.
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