Les minoritaires de Stallergenes ne devraient pas apporter à l’offre
Après l’annonce jeudi soir de la vente par Wendel de ses 46% de Stallergenes à Ares Life Sciences, le marché s’interroge sur l’évolution du capital du groupe biopharmaceutique. Ares Life Sciences, holding de la famille Bertarelli, a déclaré qu’il déposera une offre publique au prix de 59 euros par action en numéraire, le même prix que celui offert à Wendel. Ce prix traduit «l’absence de négociation sérieuse avec un partenaire industriel en vue d’une cession prochaine», note CM-CIC.
Si la famille Wendel s’est satisfaite d’une décote de 8,5% sur le cours de vendredi – mais après un rebond de près de 20% en deux mois – les minoritaires ne devraient pas agir de même, d’autant que le consensus FactSet donne un objectif de cours à trois mois de 72,50 euros. Hormis 2,22% du capital détenus par le personnel (PEE) et 1,74% par les administrateurs et dirigeants, les 50% du capital restant de Stallergenes sont flottants.
Gilbert Dupont parle de «surprise». Il anticipait plutôt une cession au premier semestre 2011, à un laboratoire pharmaceutique et à un prix supérieur à 59 euros. Ce prix «sous-valorise» Stallergenes, note Aurel BGC, tout en estimant que les actionnaires «garderont leurs titres et que les fondamentaux reprendront le dessus rapidement». Un prix «un peu décevant, ajoute Oddo.Les 59 euros ne reflètent sans doute pas une prime de contrôle, mais plutôt le niveau d’upside que se réserve Ares Life Sciences». Ares Life Sciences et les actionnaires minoritaires «auront un point fédérateur: valoriser au mieux et dans un délai relativement court le groupe Stallergenes en vue d’une cession dans un deuxième temps à un laboratoire pharmaceutique», poursuit Gilbert Dupont. Et Ares Life Science «ménage son propre TRI en ne surenchérissant pas», relève Oddo.
Si le titre reculait vendredi de 5,18% à 61,16 euros, il se maintient au-dessus de l’offre. Et la plupart des analystes restent à l’achat. «Au cours du premier semestre 2011, un partenariat avec une société pharmaceutique devrait être noué pour la commercialisation du programme Stalair aux Etats-Unis», rappelle Aurel BGC. «Les relations de la famille Bertarelli seront utiles dans l’optique de la signature d’un accord de partenariat aux Etats-Unis, voire d’une cession de l’entreprise à un industriel», ajoute CM-CIC.
Pour l’heure Stallergenes se refuse à tout commentaire dans l’attente du comité d’entreprise de mercredi.
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