Les micro-entreprises pèsent sur le coût des défaillances en janvier
La prudence doit rester de mise sur le front des défaillances d’entreprises. L’amélioration de la fin 2009 ne s’est pas confirmée en janvier 2010, selon les derniers chiffres de l’observatoire de Coface. Si le mois de janvier est traditionnellement lourd en faillites, «cette hausse ne remet pas en cause à elle seule la prévision d’une décrue des défaillances en 2010, mais elle représente une alerte», prévient l’assureur-crédit.
Sur douze mois glissants à fin janvier, le nombre de défaillances franchit pour la première fois la barre des 67.000, soit une hausse de 0,6% par rapport à décembre et de 13,2% sur un an. Si les secteurs des métaux et des biens d’équipements industriels affichent une hausse de plus de 40% des faillites sur les douze derniers mois par rapport aux douze précédents, les défaillances reculent dans l’agroalimentaire, les biens de consommation, les services collectifs et l’énergie.
Le coût des faillites continue à progresser, à 526 millions d’euros sur le mois de janvier (+103% en séquentiel et +18,5% sur un an). Ce sont les micro-entreprises (moins de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires) qui ont le plus contribué à cette hausse. Elles pèsent 24% des faillites, contre 21,5% un an plus tôt.
Du côté de l’emploi, le pavillon est en berne. Plus de 240.000 emplois sont menacés par les faillites sur un an, dont 21.298 sur le seul mois de janvier (+27,1% en séquentiel et +26,6% sur un an). La part des TPE dans le total des défaillances remonte au niveau de janvier 2008. «Il peut donc s’agir paradoxalement d’un signe de fin de crise, la part des TPE étant plus forte les bonnes années», conclut Jérôme Cazes, directeur général de Coface.
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