Les entreprises vont devoir modifier leur communication
Le discours de Total, de France Télécom, de Société Générale et de BNP Paribas est jugé très peu crédible par les Français (voir graphe). Tel est le constat du premier observatoire de l’authenticité réalisé par le groupe de communication Makheia et par le cabinet d’études Occurence.
Un tiers des Français estime qu’aucune entreprise n’a de discours authentique. Sur les 15 entreprises testées, seule la Maif obtient une opinion positive. Les mutuelles et les marques proches du grand public (automobile, distribution) bénéficient d’une image moins négative que les banques, Total et France Télécom. «La confusion entre les discours institutionnels (à base de valeurs) et les discours de marque (l’imaginaire) a contribué à renforcer le sentiment de méfiance, explique Edouard Rencker, PDG de Makheia. Il devient urgent de simplifier et rationaliser le dispositif de communication des entreprises».
Selon cette étude réalisée auprès de 1.000 Français en activité, 55% d’entre eux jugent faux le discours des entreprises sur leurs résultats financiers, et même 58% pour les CSP+ ! Pour autant les 18-34 ans sont plus optimistes avec un taux de confiance de 46% contre 33% pour les 35 ans et plus.
Seulement 39% des Français jugent la communication institutionnelle crédible, 30% fiable, 19% sincère et 16% transparente. Des taux qui tombent à 32%, 24%, 16% et 13% pour les salariés du secteur public !
Pour autant, 53% des sondés comprennent que les entreprises passent certains choses sous silence même si elles doivent dire la vérité. «Ce n’est pas la quête de vérité absolue qui anime les Français mais la crainte de la manipulation», conclut Assaël Adary, coprésident d’Occurrence.
Plus d'articles du même thème
-
L’ampleur du plan allemand peine à convaincre les économistes
Le paquet de 34 réformes annoncées jeudi 2 juillet va de la fiscalité au marché du travail en passant par la compétitivité, l’Etat social et la réduction de la bureaucratie. Promis depuis l’automne 2025, il est avant tout destiné à prouver aux Allemands que le gouvernement de Friedrich Merz peut agir et se mettre d’accord sans susciter de querelles internes. Certains aspects positifs pourraient cependant être contrebalancés par d’autres décisions à venir. -
Thales fait parler les synergies pour emporter Exail
Trois jours à peine après l'abandon des discussions entre Safran et Exail, Thales a signé un accord avec le groupe Gorgé en vue d'acquérir le spécialiste de la robotique. Pour les marchés, la logique industrielle semble mieux respectée. -
Le marché primaire high yield frôle l’indigestion
Deux émissions de CPI Property et d’HelloFresh ont été difficilement placées. Le marché est cher et laisse peu de place aux situations les plus limites, quel que soit le prix, surtout après une vague massive d’émissions au cours des deux derniers mois. Les investisseurs se veulent disciplinés et prudents.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Menace, pardon et unité : Jordan Bardella au défi du rassemblement
A la veille de la décision de la cour d'appel de Paris qui pourrait faire de lui le candidat du RN à l'Elysée, Jordan Bardella soigne son image de rassembleur. Il multiplie les gestes envers les différentes sensibilités du parti, mais ne parvient pas à dissiper les craintes d'une purge -
Stop ou encoreMarine Le Pen, le jugement dernier
La cour d'appel tranche ce mardi si Marine Le Pen peut briguer l’Elysée ou si Jordan Bardella défendra les couleurs du RN. Deux années de sursis ont déjà bouleversé le parti : quel rôle pour leur cheffe si elle n'est plus la candidate ? -
Coup de têteMotion de censure : Olivier Faure, la solitude du frondeur
Il y a six mois, le premier secrétaire du PS avait choisi de ne pas censurer Sébastien Lecornu sur le budget, contre l’avis des siens. Aujourd’hui, il fait le choix inverse, là encore à rebours de la majorité de son groupe, pour ne pas couper les ponts avec des écologistes de plus en plus tentés par Jean-Luc Mélenchon