Les distributeurs remontent au créneau sur le partage des marges
Le débat sur le partage des marges entre industriels et distributeurs revient sur le devant de la scène. Cette fois avec des chiffres. La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) a commandé une étude au cabinet Casas & Associés, dont les résultats penchent assez logiquement du côté des distributeurs.
Ainsi, entre 2000 et 2009, la marge d’Ebit des distributeurs français (Auchan, Casino, Carrefour) est passée de 3,5% à 3,7%, tandis que celle des industriels français (dont les noms ne sont pas précisés) a grimpé de 8,6% à 12,9%. Soit pour l’an passé un écart de 9,2 points contre 5,1 points au début de la décennie.
«On peut faire ce même constat, en comparant les taux d’Ebitda», ajoute le communiqué rapportant un écart de rentabilité de 9,6 points à la fin de l’année dernière.
Si les chiffres fournis ont à l’évidence pour but de donner des arguments aux distributeurs dans le débat sur le partage des marges, ils visent aussi ouvertement à dénoncer les effets de la Loi de modernisation de l’économie (LME). Car «depuis la mise en place de la LME, la marge des distributeurs a baissé: de 3,9% en 2008 à 3,7% en 2009». Bien entendu, il serait possible de répondre à la FCD qu’indépendamment du cadre réglementaire, le contexte a pu peser. Mais, là encore, la FCD a un chiffre à opposer: la rentabilité des industriels est passée sur la période de 12,1% à 12,9%.
Quant à la comparaison internationale, la FCD y trouve aussi matière à affirmer que les distributeurs français sont parmi les plus mal logés avec des marges qui sont loin d’égaler celles des Colruyt (7%), Tesco (6%) ou autres Wal Mart (5,9%).
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