Les déboires d’Universal Music font trébucher Vivendi et Bolloré
Les mauvaises nouvelles s’enchaînent pour Vivendi et pour le groupe Bolloré. Après le coup de tonnerre de l’Arcom, qui a retiré à C8 sa fréquence TNT mercredi, le conglomérat et son premier actionnaire sont cette fois victimes des difficultés d’une autre de leur participation : Universal Music Group.
Le titre de l’ancienne filiale de Vivendi introduite à la Bourse d’Amsterdam en septembre 2021 a plongé de 23,5% jeudi alors que les résultats du groupe au deuxième trimestre ont fait ressortir un ralentissement de la croissance des revenus de streaming.«Les inquiétudes concernant la volatilité des flux de revenus dans les résultats du deuxième trimestre d’Universal Music entraînent un plongeon des actions de la maison de disques», souligne Citi.
Dans son sillage, Vivendi et Bolloré, qui détiennent respectivement 7,7% et 8,9% de la maison de disques, ont reculé de 6,09% et 5,5% à la Bourse de Paris.
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Inquiétudes sur le streaming
UMG a publié des résultats globalement supérieurs aux attentes au titre du premier semestre mais a fait état d’un ralentissement de la croissance des revenus liés à l'écoute de musique enregistrée, en raison d’une décélération des abonnements à certaines plateformes de streaming. Au deuxième trimestre, les revenus de streaming ont même baissé de 4,2% par rapport à la même période de l’an passé alors que les analystes tablaient sur une hausse.
Ce tassement du streaming pourrait être difficile à inverser et devrait entraîner une révision en baisse des prévisions de marge à moyen terme, souligne Citi. La banque a abaissé jeudi sa recommandation sur le titre UMG à «neutre» au lieu de «achat».
Résultats de Vivendi supérieurs aux attentes
Seul motif de satisfaction pour Vivendi, le groupe a publié jeudi des résultats supérieurs aux attentes au premier semestre alors qu’il poursuit son projet de scission en quatre entités cotées. Le chiffre d’affaires du groupe s’est établi à 9,05 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année, en hausse de 5,8% à taux de change et périmètre constants. Selon un consensus établi par FactSet, les analystes anticipaient en moyenne un chiffre d’affaires semestriel de 8,82 milliards d’euros et un Ebita de 590 millions d’euros.
Le bénéfice net de Vivendi est ressorti à 159 millions d’euros contre 174 millions d’euros au premier semestre 2023. «Nos différentes entités ont toutes consolidé leur leadership au cours des derniers mois. Fort de ces réalisations, nous envisageons le reste de l’année avec confiance», a commenté Arnaud de Puyfontaine, le président du directoire de Vivendi, cité dans un communiqué.
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