Les banques espagnoles regorgent de participations industrielles
Face à leurs besoins en fonds propres, les banques espagnoles pourraient être tentées de puiser dans leurs réserves de participations. Historiquement, le secteur bancaire a toujours été très présent au capital des grands groupes industriels du pays. Une partie des liens a déjà été dénouée ces dernières années. Depuis la cession en 2009 de ses 32% au capital de Cepsa, Santander n’est plus investie au capital de groupes espagnols. BBVA se contente pour sa part de 5% du capital de Telefonica. Mais sur les 35 membres de l’indice de référence de la Bourse de Madrid, Ibex 35, 11 comptent encore des actionnaires financiers, souvent des caisses régionales. Au total, en tenant compte des participations dans les PME, UBS évalue le portefeuille du secteur bancaire espagnol à 22 milliards d’euros.
La perspective d’un allègement contraint des banques espagnoles pèse depuis plusieurs mois sur la cote espagnole. En un an, la valeur du portefeuille de titres concernés a fondu de 49%. Certaines participations, comme le producteur d’électricité Iberdrola, l’hôtelier NH Hoteles ou la compagnie aérienne IAG (British Airways et Iberia) trouveraient néanmoins facilement preneurs, encore plus à ces cours de Bourse. UBS ajoute que les programmes de rachats d’actions permettraient dans certains cas d’absorber l’afflux de titres sur le marché.
Ces cessions contraintes pourraient aussi permettre aux industriels ou aux fonds souverains non européens de renforcer un peu plus leur présence en Europe à bon compte. La Chine par exemple a récemment profité des difficultés du Portugal pour se tailler la part du lion lors de l’ouverture du capital des entreprises publiques d’énergie REN et EDP, en proposant en parallèle un plan de financement pour les deux ou trois années à venir.
{"title":"","image":"78352»,"legend":"Les banques espagnoles ont des participations \u00e0 c\u00e9der.»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Fitch abaisse la perspective de la France
Dans une décision surprise intervenue vendredi soir en dehors du calendrier habituel, l'agence de notation indique ne pas croire à une réduction du déficit en 2027. -
Gare au short squeeze
Retrouvez comme chaque semaine l'analyse du marché des changes de DeftHedge. -
Monaco sort de la liste grise du Gafi
La décision récompense un ensemble de mesures prises par la principauté depuis 2024, date de son inscription sur la liste des pays placés sous surveillance renforcée.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
Contenu de nos partenaires
-
Iran : en cas de nouveau bombardement, Mojtaba Khamenei menace les Etats-Unis d’une « riposte sans limite géographique »
Les déclarations de Mojtaba Khamenei, le Guide suprême iranien, ont eu lieu samedi 31 octobre, alors que des efforts diplomatiques sont en cours pour tenter d’éviter la reprise des hostilités avec les Etats-Unis. Une délégation qatarie a ainsi rejoint Téhéran vendredi -
Mobilisation du 31 octobre : les défilés sont globalement calmes dans les grandes villes, la situation se tend à Marseille
Près de 150 défilés sont prévus en France pour la défense du pouvoir d’achat. Des manifestations ont lieu à Paris, Lyon, Marseille, Nice, Nantes, Guéret, Pau, etc. Les autorités ont mobilisé 70 000 policiers et gendarmes pour assurer l’ordre public -
Brésil : Flavio Bolsonaro affirme avoir quitté son pays afin de fuir une « persécution »
Après sa défaite à l'élection présidentielle brésilienne, Flavio Bolsonaro a légitimé sa fuite du Brésil. « La persécution a commencé même plus tôt que je ne l’imaginais », a assuré le sénateur lors d’un direct sur Instagram