Les actionnaires de Veolia renouvellent leur confiance à Antoine Frérot
Plébiscite pour Antoine Frérot. Après des mois de guerre intestine, les actionnaires de Veolia Environnement ont renouvelé à 96,23% le mandat d’administrateur de leur PDG pour quatre années supplémentaires. Ils ont également approuvé à 93,58% sa rémunération.
Cet épisode de déstabilisation «est désormais derrière nous. Je considère avoir les moyens de gouverner Veolia», avait déclaré Antoine Frérot un peu plus tôt au cours de l’AG.
Pourtant, rien n’était gagné. Fin février, les trois principaux actionnaires de Veolia, la Caisse des dépôts (8,9% du capital), le Groupe industriel Marcel Dassault (6%) et Groupama (5,2%) se sont abstenus lorsque le conseil d’administration du groupe de services aux collectivités a renouvelé son président. David Azéma, directeur général de l’Agence des participations de l’Etat, avait même été pressenti pour remplacer Antoine Frérot, même si l’intéressé avait affirmé ne pas être candidat. Si la CDC a fait volte-face en annonçant début avril qu’elle voterait le renouvellement du mandat d’Antoine Frérot, la holding de la famille Dassault a décidé fin mars de quitter le conseil de Veolia, sans pour autant exprimer son souhait de céder sa participation.
Antoine Frérot aura pu bénéficier du soutien de Colette Neuville. Une fois n’est pas coutume, la présidente de l’Adam s’est fendue d’une lettre aux principaux actionnaires pour défendre le patron de Veolia. Elle s’adressait également indirectement aux agences de conseil en vote, qui s’opposent assez systématiquement à l’absence de dissociation des fonctions de président et de directeur général. «Si la séparation des pouvoirs paraît de bonne gouvernance, encore faut-il choisir le bon moment pour l’instaurer», précisait Colette Neuville, estimant que la réalisation du plan de transformation serait compromise par une séparation des pouvoirs maintenant, et que face aux pressions très fortes pour faire supporter à Veolia le financement de la SNCM, un homme fort est nécessaire. Antoine Frérot a rappelé hier que Veolia ne mettrait pas d’argent dans la SNCM tant qu’une solution viable ne sera pas trouvée.
La présidente de l’Adam a su être convaincante, puisque ISS, particulièrement écouté par les actionnaires anglo-saxons a recommandé, malgré ses règles, de soutenir le PDG en place. En revanche, Proxinvest a recommandé de voter contre le renouvellement d’Antoine Frérot…mais n’a pas été suivi.
Plus d'articles du même thème
-
Ipsen dévoile une nouvelle acquisition
Le laboratoire a annoncé l'acquisition de la société biopharmaceutique suisse Memo Therapeutics pour au moins 200 millions d'euros deux jours après une autre opération. -
Le régulateur taiwanais enquête sur la filiale de gestion d’actifs de Cathay Financial
La Financial Supervisory Commission taïwanaise a lancé une inspection sur site de la société de gestion de Cathay Financial Holding, rapporte Reuters qui cite des propos de son président Peng Jin-lung devant le Parlement. -
Pascal Pouyet : «Un dirigeant de banque coopérative est un passeur»
Podcast - Pascal Pouyet, directeur général du Groupe Crédit Coopératif, est le nouvel invité de Haute Fréquence.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
Friction et restrictionsCommerce : les Européens sur une étroite ligne de crête face à la Chine
L’Union européenne tente à la fois de réamorcer le dialogue avec Pékin, tout en mettant en œuvre des mesures de défense commerciale -
EXCLUSIF ContorsionsEncadrement des loyers : la mairie de Paris met la pression sur les agents immobiliers
Les services de la mairie ont envoyé un courrier aux professionnels pour leur rappeler les règles de fixation des loyers. Ce n'est pourtant pas eux qui y dérogent le plus -
Présidentielle : Jordan Bardella au défi de l'exposition
Une étude de la Fondation Jean-Jaurès révèle combien le président du RN bénéficie d'une image souple, qui s'adapte à celui qui la regarde. Une force qui peut aussi se transformer en faiblesse