L’emploi américain milite pour de nouvelles mesures quantitatives de la Fed
Si les chiffres de l’emploi américain du mois d’août avaient été bien perçus par les investisseurs, ceux de septembre ont renforcé la probabilité d’un nouvel assouplissement quantitatif de la politique monétaire de la Fed. Le nombre d’emplois détruits le mois dernier dans le secteur non agricole s’est élevé à 95.000 contre une baisse de seulement 5.000 postes anticipée par les économistes interrogés par Bloomberg. Le solde d’août a de surcroît été révisé de -54.000 à -57.000 postes et de -54.000 à -66.000 pour le mois de juillet.
Si 77.000 emplois ont encore été perdus en septembre avec la fin des contrats liés au recensement, 76.000 destructions «concernent les collectivités aux échelons régionaux et locaux», observe Gary Thayer, analyste macro chez Wells Fargo, particulièrement dans l’éducation. Le secteur privé n’a pour sa part créé que 64.000 emplois, 15% de moins que prévu. «Les créations d’emplois, hors recensement, ne sont plus suffisantes pour absorber les entrées sur le marché du travail (125.000 par mois)», juge Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis AM.
Le taux de chômage est resté stable à 9,6% contre 9,7% prévu par le consensus, mais il n’est pas passé en-dessous du seuil de 9,5% depuis 14 mois, un record depuis 1948. Le rendement des Treasuries à 10 ans a baissé de 3 points de base à 2,36% après la publication de ces statistiques qui laissent donc augurer de nouveaux rachats d’actifs de la Fed à l’issue de sa prochaine réunion de novembre. «La plupart des analystes anticipent un chiffre de 500 milliards de dollars pour ce programme», relève Mark McCormick, spécialiste des devises chez Brown Brothers Harriman.
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